Santé : le dilemme des déprogrammations chirurgicales

Lors du premier confinement en France, des examens de dépistages de cancer ou des greffes de reins avaient dû être reportés à cause de la crise sanitaire du Covid-19. Cette fois, les hôpitaux tentent de les préserver.

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Pour cette patiente, un mélange d’appréhension et de soulagement grandit en elle, au fur et à mesure que son rendez-vous à l’hôpital Saint-Éloi, le CHU de Montpellier (Hérault) approche. Dans quelques heures, elle sera opérée d’une lésion précancéreuse sur le pancréas. Crise sanitaire du Covid-19 ou pas, son intervention chirurgicale a été jugée prioritaire. L’opération ne pouvait atteindre la fin du reconfinement. "Cela s’est vraiment concrétisé cette semaine, jusque-là, je ne savais pas vraiment si cela allait être reporté. C’est un soulagement", confie la patiente.

La moitié des opérations chirurgicales maintenue depuis la seconde vague 

Au bloc opératoire, son opération va durer deux heures trente. Depuis la deuxième vague, seulement la moitié des opérations chirurgicales ont pu être maintenues. Comme lors du premier confinement, il a fallu établir des priorités. "On a maintenu toutes les activités d’urgence et de greffe […], on doit respecter des délais, de façon à ce qu’il n’y ait aucune perte de chance", explique le professeur Jean-Michel Fabre, un responsable du pôle digestif de l’hôpital Saint-Éloi.

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Une opération de greffe de rein, en 2016.
Une opération de greffe de rein, en 2016. (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)