Rugby : fermer les centres d'entraînement, seule solution pour les équipes confrontées à des foyers de contaminations au Covid-19

Le centre d'entraînement des Bleus, à Marcoussis, a été vidé pour être minutieusement désinfecté après les nombreux cas de Covid-19. Avant lui, le centre d'entraînement de l'Aviron bayonnais avait connu le même sort. 

Article rédigé par
Fanny Lechevestrier - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Antoine Dupont lors d'un entraînement du XV de France à Marcoussis (Essonne), le 11 février 2021. (FRANCK FIFE / AFP)

Vidé, puis désinfecté : le centre d'entraînement de Marcoussis, dans l'Essonne, a été déserté. Décision prise après les nombreux cas de Covid-19 au sein du XV de France de rugby. Le match du Tournoi des Six Nations entre les Bleus et l'Écosse, prévu dimanche 28 février a d'ailleurs été annulé. Malgré une bulle sanitaire très stricte, 16 cas positifs ont ainsi été détectés parmi les joueurs et les membres de l'encadrement.

La décision de vider totalement le centre d'entraînement de Marcoussis rappelle celle qui avait été prise fin janvier lorsque l'Aviron bayonnais avait été touché par le variant anglais du coronavirus, après un match de coupe d'Europe. Le médecin du club, Benjamin Laffourcade, avait alors décidé l'isolement de tous les joueurs, chacun chez soi. "On a sorti les enfants de l'école, on a demandé aux épouses de ne pas aller travailler, explique-t-il. On a fait ce travail d'isolement général." Ce confinement a permis de contenir l'épidémie assez rapidement, puisque dix jours plus tard, les Basques ont pu reprendre l'entraînement. Après des examens médicaux poussés, même les joueurs positifs ont pu y participer.

Des conséquences sur la musculature des joueurs

Mais la décision de cet isolement strict a eu de lourdes conséquences sur le travail de l'équipe. "Au bout de dix jours, vous avez des joueurs qui ont perdu plusieurs kilos, indique Benjamin Laffourcade, le médecin de l'Aviron bayonnais. Ce sont des joueurs qui entretiennent leur musculature au moins trois heures par jour. Ils font des pompes à la maison, ils font ce qu'ils peuvent, mais ce n'est pas suffisant."

"Il y a des piliers qui ont perdu de la masse musculaire, qui ont perdu des muscles très importants au niveau des cervicales. Sur la traumatologie de la reprise, on a payé le prix fort."

Benjamin Laffourcade, le médecin de l'Aviron bayonnais

à franceinfo

Le club basque subit encore les conséquences de cette décision avec un nombre important de blessés, beaucoup plus nombreux qu'avant l'épidémie. Pour le XV de France, c'est donc un véritable casse-tête puisque son prochain match est prévu le 13 mars face à l'Angleterre.

Déserter le centre d'entraînement, seule solution pour les équipes confrontées à des foyers de contaminations
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