Restructuration à Air France : la filiale Hop!, qui emploie 2 770 salariés, va voir sa flotte diminuer de moitié

La filiale d'Air France sera fortement touchée par le plan de restructuration de l'entreprise. La moitié de ses avions sera supprimée, plusieurs centres de maintenance sont menacés de fermeture.

Un avion de la compagnie Hop!, filiale d\'Air France, garé sur le tarmac d\'un aéroport parisien, le 17 décembre 2019.
Un avion de la compagnie Hop!, filiale d'Air France, garé sur le tarmac d'un aéroport parisien, le 17 décembre 2019. (BENJAMIN FONTAINE / RADIO FRANCE)

Selon les informations obtenues par franceinfo jeudi 18 juin auprès de sources syndicales, Hop!, la filiale d'Air France qui emploie plus de 2 700 salariés, va concentrer à elle seule la moitié de la restructuration de l’entreprise. En pleine crise sanitaire liée au coronavirus, la compagnie aérienne va annoncer le 3 juillet prochain un plan de restructuration, avec à la clé au moins 8 000 suppressions de postes.

Hop! verra sa flotte être fortement amputée. De 57 avions aujourd’hui, il n’en restera plus que 30 après le plan de restructuration. Plusieurs de ces bases en France, où s’effectue la maintenance des appareils, sont même menacées de fermeture. C’est le cas du site de maintenance de Morlaix (Finistère), qui emploie 280 personnes.

"On risque de payer la lourde facture"

"Je peux vous dire que les inquiétudes des pilotes sont énormes", a réagi sur franceinfo Émeline Fronteau, présidente du syndicat de pilotes SNPL-France ALPA chez Hop!. "On risque de payer la lourde facture de cette restructuration. A priori, nous nous dirigeons vers une diminution de 50 % de notre activité. Une moitié de nos postes et emplois actuels sont menacés par cette restructuration", a déploré la syndicaliste.

"Nous avons 2 777 salariés chez Hop! à l’heure actuelle. Faites le calcul, si on doit supprimer la moitié des postes, vous voyez vers quoi on se dirige. C’est pour ça qu’aujourd’hui, les salariés et les syndicats sont très inquiets", a confié Émeline Fronteau.

On a quand même l’espoir que l’entreprise Hop! restera en vie.Émeline Fronteauà franceinfo

"Malgré le fait que notre ministre de l’Economie s’engage à ce qu’il n’y ait pas de souffrance sociale au sein de Hop!, ce que l’on souhaite surtout, c’est que les personnes qui quitteront l’entreprise de leur propre gré puissent le faire dans de bonnes conditions", a-t-elle conclu.

La filiale Hop! fait partie de l'activité dite court courrier (vol de moins de 1000 kilomètres) d'Air France, activité déficitaire au sein de l’entreprise à hauteur de 200 millions d’euros en 2019, dont un tiers pour Hop!.