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Reprise d'activité du secteur aérien : "Nous estimons que nous reviendrons au niveau d'avant Covid en 2022"

"On devrait atteindre 50 à 60% de trafic de l'an dernier à la fin de l'année", prévoit l'IATA (Association internationale du transport aérien).

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Radio France
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Alexandre de Juniac, directeur général de l'IATA, le 14 juin 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Après plusieurs mois de confinement, la Belgique, la France, la Grèce rétablissent lundi 15 juin au matin la libre circulation avec tous les pays du continent. Une "très bonne nouvelle" pour le secteur aérien durement touché par la crise du coronavirus. "Nous estimons que nous reviendrons au niveau d'avant Covid en 2022", a expliqué sur franceinfo Alexandre de Juniac, ancien président-directeur général d'Air France-KLM, directeur général de l'IATA (Association internationale du transport aérien)

Cette reprise est une bonne chose ?

Alexandre de Juniac : C'est une très bonne nouvelle puisque nous avons préparé depuis des semaines le redémarrage du secteur aérien. Le secteur est prêt, nous avons même travaillé avec les principaux gouvernements, l'OMS, pour préparer les procédures de contrôle qui vont permettre de  garantir que l'on vole sans risque excessif de contamination. On va faire plusieurs séries de contrôles, le port du masque sera obligatoire à de l'aéroport et dans l'avion, contrôle de température à l'arrivée, nettoyage et désinfection de l'avion avec des produits antiviraux et une distribution de nourriture simplifiée.

Les avions seront-ils tous remplis ?

Normalement, le remplissage se fera en fonction de la vente des billets. Ce que nous avons recommandé c'est que si on applique le protocole que nous avons prévu, il n'y ait pas besoin d'avoir des sièges vides et qu'on puisse remplir complètement l'avion. Mais pour cela il faut appliquer la procédure qui a été prévue et qui va être mise en œuvre.

La pandémie a durement touché le secteur aérien. Est-ce que ce redémarrage va suffir ?

Nous avons un plan de redémarrage progressif. On commence par le domestique, ensuite l'européen et l'intercontinental. Le trafic devrait remonter sur les prochains mois et on devrait atteindre 50 à 60% de trafic de l'an dernier à la fin de l'année, ce qui reste assez bas. Nous estimons que nous reviendrons au niveau d'avant Covid en 2022. On ne voit pas les choses aller aussi vite qu'on aimerait. Pour ce qui est du trafic, en Europe vous aurez 15 à 20% du trafic lundi.

Voyager va-t-il coûter plus cher ?

Je ne pense pas. La demande est encore assez faible et si les compagnies veulent vendre des billets elles n'ont aucun intérêt à monter les prix.

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