Covid-19 : Christiane Taubira favorable au pass vaccinal mais pas au contrôle d'identité par les commerçants

"Je n'ai jamais été antivax. Je n'ai jamais cessé de dire que le vaccin est la solution qui nous protège [contre le Covid] et qui permet à nos hôpitaux de fonctionner", assure par ailleurs la candidate à présidentielle.

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Radio France
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Christiane Taubira, le 18 janvier sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

"Le pass vaccinal ne me pose pas de problème, ce qui me pose problème c'est le fait de confier à des citoyens, restaurateurs, commerçants, le contrôle d'identité de leurs concitoyens", a déclaré Christiane Taubira, candidate à la présidentielle, mardi 18 janvier sur France Inter.

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Le projet de loi, tel qu'il a été adopté par les parlementaires, prévoit pour les responsables de lieux qui reçoivent du public la possibilité de vérifier l'identité des clients pour lesquels ils douteraient de la véracité de leur pass vaccinal. "Ça, ça me pose un vrai problème", a insisté l'ancienne garde des Sceaux qui s'est dit très attachée à "la question des libertés individuelles".

"Ce qui me pose problème aussi, ce sont les 40% de personnes non-vaccinées qui n'ont pas accès au vaccin", a-t-elle ajouté, considérant que "la pandémie nous a montré qu'il n'y avait pas de politique de santé publique" en France.

"Face à cette pandémie le président a décidé de tout martialiser en mettant en place un conseil de défense. Un conseil scientifique et de santé publique aurait été plus pertinent."

Christiane Taubira, candidate à la présidentielle

à franceinfo

Concernant la nécessité de se faire vacciner contre le Covid-19, la candidate à la présidentielle a assuré ne "jamais avoir eu de doute", alors qu'on lui avait reproché à plusieurs reprises de ne pas avoir appelé clairement à se faire vacciner. "J'ai dit que les arguments des antivax étaient un tissu d'imbécilités", a-t-elle répété, assurant qu'elle avait déjà ses deux doses "depuis plus de 4 mois" au moment de cette polémique mi-décembre.

"Je n'ai jamais été antivax, mais il y avait une situation précise en Guyane, une situation de tension entre une haute administration qui passe son temps à aller à la radio, à la télévision, à dire des choses désagréables aux Guyanais et aux Guyanaises, à aggraver cette situation de défiance, et moi ce que je demandais c'était une médiation", s'est-elle expliquée. "Je n'ai jamais cessé de dire que le vaccin est la solution qui nous protège et qui permet à nos hôpitaux de fonctionner", a-t-elle conclu.

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