Pass vaccinal : plusieurs députés de la majorité menacés de mort ces derniers jours, le véhicule d'un élu incendié

Beaucoup répondent qu'ils ne se laisseront pas diriger par la peur et qu'ils vont porter plainte.

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Radio France
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Des menaces de mort reçues par la députée Horizons du Val-d'Oise, Naïma Moutchou, à la veille du vote sur le pass vaccinal à l'Assemblée nationale, le 3 janvier 2022. (CAPTURE D'ÉCRAN)

Plusieurs députés de la majorité présidentielle ont reçu des menaces de mort liées à la politique sanitaire du gouvernement ces derniers jours, alors qu'ils examinent le projet de loi qui transforme le pass sanitaire en pass vaccinal lundi 3 janvier. Certains ont annoncé sur Twitter ou à France Bleu qu'ils allaient déposer plainte.

>> Pass vaccinal : ce que contient le projet de loi du gouvernement, examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée à partir de lundi

Parmi ces députés, figurent la députée LREM de Seine-et-Marne, Michèle Peyron, à qui un email promet un "massacre à venir", la députée LREM de l'Oise, Carole Bureau Bonnard, à qui un courriel annonce "tu vas te prendre des balles", ou encore le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, et la députée Horizons du Val-d'Oise, Naïma Moutchou, qui ont reçu à peu près le même message, à savoir : "Vous ne méritez que des rafales de balles à votre domicile et de vous faire couper la tête". Par ailleurs, fin décembre, le garage et la voiture du député LREM de l'Oise, Pascal Bois, ont été incendiés. Le mur de son domicile a été tagué avec ces mots : "Votez non, ça va péter." Cet élu avait déjà reçu un courrier postal accompagné d'une balle six semaines auparavant, au moment du vote pour le prolongement du pass sanitaire.

La démocratie menacée

Ces députés répondent d'une part par l'affichage de leur détermination. La députée Agir, membre du parti d'Édouard Philippe Horizons, Valérie Petit, aussi menacée, assure que son "vote ne sera jamais dicté par la peur" et estime qu'il "est urgent de combattre la violence à l'endroit des élus tout comme la joie mauvaise qu'elle suscite et qui fait le jeu des populismes". La députée Horizons de Seine-Maritime, Agnès Firmin Le Bodo, appelle à "ne pas s'habituer" aux menaces visant les élus et estime qu'il "est urgent que la classe politique dans son ensemble agisse" car "c'est bien notre démocratie qui est en danger".

D'autre part, plusieurs élus annoncent qu'ils vont déposer plainte. Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée, qui a appelé à un "front commun contre la violence dans le débat public" dans le Journal du Dimanche, indique sur Twitter qu'elle a pris rendez-vous pour déposer plainte cette semaine après des menaces. Le député MoDem des Yvelines, Bruno Millienne, indique sur le réseau social également qu'il va déposer plainte. La députée LREM du Loiret Stéphanie Rist et son homologue MoDem de Meurthe-et-Moselle Laurent Garcia vont aussi déposer plainte, comme ils l'ont annoncé respectivement à France Bleu Orléans et à France Bleu Sud Lorraine.

>> Climat de plus en plus tendu autour du débat sur le pass vaccinal : des députés de la majorité racontent les violences et menaces qu'ils subissent

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