Vidéo Covid-19 : le pass sanitaire pour les salariés est "strictement une mesure de santé publique", défend la ministre de la Culture

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Le pass sanitaire devient obligatoire au travail à partir de lundi 30 août pour les salariés en contact avec le public. "Des contrôles seront prévus" pour les employeurs explique Roselyne Bachelot, mais cette première semaine "va être pédagogique".

"Le pass sanitaire pour les salariés au contact du public, c'est une mesure temporaire, c'est une mesure sanitaire, c'est strictement une mesure de santé publique, ce n'est en aucun cas une mesure de gestion des ressources humaines", a insisté Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, lundi 30 août sur franceinfo. Pour les employeurs, les sanctions pourront aller "jusqu'à l'emprisonnement".

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Cette première semaine "va être pédagogique", souligne Roselyne Bachelot. Par la suite, "si des personnes salariées qui sont dans l'obligation du pass sanitaire s'y refusaient, alors il y aurait un dialogue avec ce salarié pour voir les mesures d'accompagnement : soit le télétravail, soit ce sera imputé sur le compte épargne temps ou sur les congés. Mais s'il y avait refus après cette période d'adaptation, bien entendu, ce serait le retrait et la suppression du salaire."

"Des contrôles seront prévus" pour les employeurs, promet la ministre de la Culture, qui souligne que cette mesure a été annoncée il y a déjà sept semaines par le président de la République. À l'issue d'une première semaine de pédagogie, si les employeurs "ne sont pas dans les clous et ils encourront les sanctions qui sont prévues. Ce sont à la fois des sanctions financières et, éventuellement en cas de refus, des sanctions qui peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement".

"Le secteur du cinéma est le plus impacté"

Interrogée sur les conséquences du pass sanitaire sur la fréquentation des lieux culturels et des cinémas, la ministre concède que "le secteur du cinéma est le plus impacté. Il y a eu suite à cette obligation du pass sanitaire une chute en moyenne d'environ 30% de la fréquentation dans les salles cinémas, avec néanmoins des films qui ont bien marché", comme Kaamelott ou OSS 117. Le film Titane, Palme d'or à Cannes, est quant à lui "un film moins facile, peut-être, qui n'a pas immédiatement trouvé son public. Mais on ne peut pas juger film par film".

Roselyne Bachelot assure suivre la situation des cinémas, assurant que l'Etat a "toujours soutenu le cinéma français pendant toute cette crise. Il y a déjà dans les mesures de soutien un milliard 200 millions d'euros qui ont été donnés". La ministre rappelle que le masque reste conseillé dans les salles de cinéma, alors que le pass sanitaire est obligatoire, il s'agit là d'une "marge de liberté et de responsabilité".

Une réunion avec notamment les acteurs du cinéma français est prévue lundi autour du ministre de l'Économie pour décider de la suite des aides. "On va faire du sur-mesure" selon les secteurs, prévoit Roselyne Bachelot, car "les mesures générales s'adaptaient à des structures culturelles qui étaient complètement fermées. Là, on est dans une période de reprise, dans un système où on s'adapte. Il y a des festivals qui ont très, très bien marché, d'autres moins". Elle prend aussi l'exemple du spectacle vivant qui reprend dans les salles fermées : "Nous avons un panel de structures culturelles qui nous permet de suivre en temps réel l'évolution de la crise."

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