Pas de port du masque obligatoire à vélo à Paris : "Un soulagement" pour l’association Mieux se déplacer à bicyclette

La mesure était "contreproductive", affirme son président, d'autant plus que "les gens ont choisi le vélo pour éviter les transports en commun", pointe-t-il.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
"Quand on fait du vélo, c'est difficile de porter un masque, cela aboutit à une gêne respiratoire", affirme Alexis Frémeaux, président de l’association Mieux se déplacer à bicyclette (photo d'illustration). (VANESSA DESCOURAUX / RADIOFRANCE)

"C’est un soulagement", a réagi vendredi 28 août sur franceinfo Alexis Frémeaux, président de l’association Mieux se déplacer à bicyclette (MDB), alors que la préfecture de police de Paris est revenue sur sa décision d’imposer le masque aux cyclistes et aux joggeurs.

>> Suivez en direct le protocole sanitaire mis en place à Paris et sa petite couronne.

"Je pense qu'il y a eu un peu de précipitation dans l'annonce de la préfecture de police qui n’avait pas vraiment réfléchi. Effectivement, quand on fait du vélo, c'est difficile de porter un masque, cela aboutit à une gêne respiratoire. On respire d'autant plus fort. On a les poumons d'autant plus ouverts et donc on avale d'autant plus de particules et de pollution. En plus, à la fin, à l'arrivée de son trajet, on a un masque qui est totalement mouillé et donc inefficace", a-t-il souligné, pointant une mesure "contreproductive".

Le vélo, "une vraie solution pour maintenir la distance sociale"

Dans un communiqué publié vendredi matin, la préfecture de police fait savoir que "le port du masque ne sera pas exigé" pour les personnes "exerçant une activité physique au titre de la course à pied ou du vélo", accédant ainsi à la demande de la mairie de Paris, qui souhaitait une dérogation en ce sens.

"Il y a un regain de l'épidémie et c'est normal que des décisions soient prises", a admis Alexis Frémeaux.

Mais, dans la précipitation, on cherche à faire des mesures fortes et simples, sans réfléchir aux implications.

Alexis Frémeaux, président de Mieux se déplacer à bicyclette

à franceinfo

"D'autant plus qu’en Île-de-France, on a la situation particulière où les gens ont choisi le vélo pour éviter les transports en commun, qui sont un lieu clos. Donc, mettre une contrainte sur le vélo, alors que c'est un moyen d'éviter de mettre les gens en promiscuité dans le métro, dans le RER, c'était vraiment le mauvais signal à envoyer en termes de lutte contre la propagation de l'épidémie", a estimé Alexis Frémeaux.

Selon lui, le vélo est "une vraie solution pour maintenir la distance sociale, parce que, naturellement, quand on circule à vélo, on est à distance des autres personnes, et aussi pour désaturer les transports et les routes pour les gens qui n'ont pas le choix et qui habitent trop loin pour faire du vélo".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.