Pâques : le coronavirus met les chocolatiers au défi

Les conséquences économiques pourraient être lourdes pour les chocolatiers. S’ils ont le droit d’être ouverts, les clients se font rares… Or, la période de Pâques représente 25% du chiffre d’affaires des artisans.

France 3

Les Français feront-ils la traditionnelle chasse aux oeufs de Pâques ? Avec l’épidémie, 90% des habitués d’une chocolaterie de Besançon (Doubs) sont aux abonnés absents. "Pâques c’est capital, ça nous permet de passer l’été tranquille, donc là si on n’arrive pas à sauver les meubles ça va être compliqué", rapporte Xavier Brignon, pâtissier chocolatier. Les plus célèbres chocolatiers sont également touchés par la crise, et poursuivent leur activité au ralenti.

Livraisons à domicile, drive…

Stéphane Bonnat, artisan chocolat, raconte : "Les matières premières sont bloquées à l’autre bout de l’Europe. On arrive à court de capacité de production, donc, de facto, on va être obligés de fermer." Chez un artisan de Pornichet (Loire-Atlantique), les ventes se font par livraison à domicile, alors qu'il utilisait très peu ce système avant la crise. D’autres ne vendent plus en boutique, mais s’organisent avec un système de drive, pour éviter les contacts avec les clients.

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Des oeufs en chocolat dans une vitrine d\'un chocolatier parisien, en 2004, à la veille de Pâques.
Des oeufs en chocolat dans une vitrine d'un chocolatier parisien, en 2004, à la veille de Pâques. (JOEL SAGET / AFP)