Cet article date de plus d'un an.

Covid-19 : face au rebond épidémique, certains établissements scolaires incitent leurs élèves à remettre le masque

L'épidémie de Covid-19 connaît un rebond rapide en France, dix jours après la levée de l'obligation du port du masque. S'il n'est pas possible, légalement, de réimposer le masque, les enfants sont, dans certains établissements scolaires, de plus en plus encouragés à le porter.

Article rédigé par Noémie Bonnin
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Des élèves travaillent dans la salle de classe d'une école primaire, le 2 septembre 2021 à Lyon. Photo d'illustration. (JEFF PACHOUD / AFP)

Pas le choix : pour certains, il faut se remasquer. Depuis le 14 mars, le port du masque n'est plus obligatoire dans les établissements scolaires. Mais au lycée Félix Le Dantec, à Lannion (Côtes-d'Armor), plus d'une centaine de cas positifs ont été comptabilisés en moins de deux semaines sur les 1 900 élèves que compte l'établissement. Chez les enseignants, chaque jour, on compte six ou sept nouvelles contaminations sur les 200 professeurs de l'établissement.

La proviseure, Pascale Le Flem, a donc envoyé un mail aux enseignants et aux élèves pour les inciter à se remasquer. "Dans la majorité des cas, les adultes le reportent, assure-t-elle, et les élèves, on essaie d'insister mais ça n'est pas le cas de tous." Combien ? "La moitié des élèves à peu près", répond la proviseure.

>> Témoignages. Covid-19 : avec la fin du masque obligatoire, certaines personnes fragiles ne se sentent plus "en sécurité"

"Ça n'est pas simple à tenir"

L'épidémie de Covid-19 connaît un rebond rapide en France. La Bretagne est aujourd'hui la région la plus touchée selon les dernières données de Santé Publique France, avec un taux d'incidence de 1 439 cas pour 100 000 habitants. En Ille-et-Vilaine, deux classes d'une école de Redon sont concernées, après deux cas positifs au Covid-19. "Ça n'est pas simple à tenir parce qu'on ne peut pas l'imposer", confie la directrice Emmanuelle Maray, qui vient de faire appel à la responsabilité des familles.

"Maintenant, globalement, je pense que la sagesse va l'emporter sur le reste et qu'il y aura peut-être à la marge un ou deux enfants à ne pas l'avoir mais je pense que dans l'école, ce ne sera pas forcément compliqué."

Emmanuelle Maray, directrice d'une école de Redon

à franceinfo

Depuis que la mesure a été levée au niveau national, la position n'est pas évidente pour les chefs d'établissements puisqu'ils n'ont pas le droit d'imposer aux enfants de reporter le masque. Mais entre recommandation et obligation, la frontière est parfois floue.Et d'un établissement à un autre, les situations sont diverses. Dans une école du Nord, le masque est vivement encouragé, par précaution avant un départ en classe de neige. 

"Quand on reçoit un message du directeur d'école ou du chef d'établissement, une recommandation peut apparaître comme une forme polie de l'obligation, regrette Laurent Zameczkowski, porte-parole de la fédération de parents Peep. Dans certains cas particuliers, on peut le comprendre, mais il faut pour cela expliquer la situation et le justifier pour que ça soit accepté." Certains rectorats ont dû rappeler les règles après la décision de certains établissements d'imposer de nouveau le port du masque.

Covid-19 : certaines écoles incitent les élèves à remettre le masque. Le reportage de Noémie Bonnin

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.