"La rentrée est hors norme" : un syndicat d'enseignants demande de décaler la rentrée en raison du coronavirus

Le SNUipp-FSU, première organisation syndicale à l'école primaire, demande un décalage de la rentrée de quelques jours. La proposition ne fait pas l'unanimité dans le monde de l'éducation.

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Radio France
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Des élèves d'une classe de 6e avec leur professeur pendant un cours de Français, lors de la rentrée post-confinement, le 4 juin 2020 (photo d'illustration). (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

À moins de deux semaines de la rentrée, le ministre de l'Éducation nationale est sous la pression des syndicats enseignants. Ils demandent des éclaircissements rapides sur les conditions sanitaires, liées à l'épidémie de coronavirus, de ce retour à l’école. L'un d'entre eux, le SNUipp-FSU, première organisation à l'école primaire, demande même un décalage de la rentrée de quelques jours pour les élèves. 

>> On vous explique ce que prévoit le protocole sanitaire pour la rentrée scolaire

La pré-rentrée des enseignants est prévue lundi 31 août, la veille du retour des élèves en classe. Un calendrier bien trop serré vu le contexte cette année, selon Guislaine David, secrétaire générale du SNUipp-FSU. Elle demande donc quelques jours de pré-rentrée supplémentaires avant d'accueillir les enfants : "C’est pour permettre aux enseignants de travailler collectivement sur cette rentrée qui s’annonce compliquée puisque la situation sanitaire a évolué au courant de l’été. La rentrée n’est pas normale, elle est hors norme. Elle demande donc de la préparation."

Si le virus circule, il faut envisager tous les scénarios. Et pour les envisager, il faut les préparer.

Guislaine David, secrétaire générale du SNUipp-FSU

à franceinfo

Décaler la rentrée, une demande que ne comprend pas Christine, directrice d'école dans la région Centre-Val de Loire. "Je n'ai pas besoin de reculer la rentrée, explique la directrice d'école. Ce dont j’ai besoin tout de suite, c'est d'informations sur la manière dont on va reprendre ou sur ce que j’ai le droit de faire. Je me mets à la place des parents qui ont besoin que leurs enfants reprennent l’école, à la fois pour la scolarité de leurs enfants et pour reprendre une vie professionnelle normale. Je trouve que c’est un message difficilement audible pour le grand public."

De toute façon, l'idée d'un décalage de la rentrée, même léger, n'est pas pour l'instant à l'ordre du jour du ministère de l'Éducation.

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