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Rentrée scolaire : "C’est cette semaine qu’il faut avoir des éclaircissements" sur les règles sanitaires, selon les enseignants

À deux semaines de la rentrée scolaire, les règles sanitaires à mettre en place dans les classes restent floues pour les enseignants. Le dernier protocole, établi fin juillet, semble ne plus correspondre à la situation actuelle. Les syndicats demandent à Jean-Michel Blanquer de se pencher au plus vite sur ce dossier.

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Radio France
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Plusieurs médecins ont réclamé vendredi 14 août l'obligation du port du masque dans les salles de cours. (photo d'illustration) (CLAIRE LEYS / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE)

Le retour en classe arrive à grands pas ! Dans deux semaines, mardi 1er septembre, les écoliers retrouveront les copains et la cour de récré, dans des conditions à nouveau particulières face à la propagation du coronavirus. Alors que le virus circule de plus en plus activement, ces conditions manquent pour l'instant de clarté pour plusieurs syndicats enseignants qui réclament une intervention rapide de leur ministre, Jean-Michel Blanquer, pour détailler les règles à mettre en place. 

Un protocole sanitaire daté du mois de juillet

Pour l'instant, un protocole sanitaire pour cette rentrée existe, il est consultable en ligne. Avec des mesures considérablement allégées par rapport aux documents précédents, datant du printemps. On ne trouve plus de distanciation impérative, ou d'obligation de limiter le brassage des élèves, et l'accès aux jeux collectifs dans la cour de récréation est de nouveau autorisé. Le port du masque est certes obligatoire pour les enseignants et les élèves de plus de 11 ans, mais uniquement lors des déplacements et, en classe, seulement quand la distance d'un mètre ne peut être respectée. Le document ajoute que le masque n'est plus obligatoire pour les enseignants de maternelle en salle de classe. 

Toutes ces règles ont été imaginées en juillet. "Ce protocole date désormais d’une période où les signaux étaient plutôt au vert, où on se disait qu’on allait certainement pouvoir faire une rentrée normale", déplore Sophie Vénétitay, du syndicat Snes-FSU. "Aujourd’hui on voit bien que les signaux sanitaires sont plutôt passés au orange. Il est donc nécessaire de renforcer les règles sanitaires pour que tout le monde puisse faire la rentrée en sécurité et surtout que l’on évite, à moyen terme, de fermer les écoles", estime l'enseignante. 

La profession n'est pas la seule à s'inquiéter puisque dans une tribune publiée par Libération vendredi 14 août, des médecins plaident pour le port du masque en permanence dans les salles de cours, que la distance d'un mètre soit respectée ou non.

Des annonces jugées trop proches de la rentrée

Face à ces interrogations, le ministère pourrait revoir cette version du protocole dans les quinze jours. Il semble que l'on se dirige quoi qu'il arrive vers une adaptation des règles aux situations locales, en fonction du niveau de circulation du virus. Dans cette perspective, des réunions sont d'ores et déjà programmées dans chaque académie entre les recteurs, les préfets et les agences régionales de santé. 

Pour connaître le scénario définitif, le ministère de l'Education nationale donne rendez-vous le 26 août avec la conférence de presse de rentrée de Jean-Michel Blanquer. "On ne peut pas attendre quelques jours avant la rentrée pour modifier ce qui est prévu", s'agace Stéphane Crochet, de l'Unsa. "Il faut tout de suite savoir si on peut continuer comme on avait prévu ou s’il faut modifier les organisations. Il ne faut pas que l’on se retrouve en quelques jours à donner de nouvelles consignes aux familles et démarrer cette année scolaire comme on avait fini la précédente, avec beaucoup d’incertitudes. Donc c’est cette semaine qu’il faut avoir des éclaircissements."

Dans l'entourage de Jean Michel Blanquer, on rappelle aussi qu'un plan de continuité pédagogique est disponible, en cas de reprise épidémique forte, qui conduirait à fermer des écoles, ou à restreindre le nombre d'élèves accueillis. En plus de fiches pratiques avec des exemples d'emplois du temps pour organiser la venue des élèves en alternance, au cas où la mesure deviendrait nécessaire.

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