Plus de 4 millions d'hectares de forêt vierge tropicale ont été détruits en 2020

Le Brésil est le pays qui a le plus détruit de terres. Le moteur principal de cette destruction est toujours l'agriculture.

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France Télévisions
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Coupe de bois dans une fôret vierge au Vénézuéla, le 6 septembre 2020. (PHILIPPE ROY / AFP)

Environ 41 530 km2. La surface de forêt vierge tropicale détruite en 2020 est équivalente à la taille des Pays-Bas : des arbres envolés en fumée ou abattus par les hommes à un rythme toujours plus élevé, malgré la crise économique liée au Covid-19. Le rapport annuel du Global Forest Watch, basé sur des données satellite, a ainsi enregistré la destruction en 2020 de 4,2 millions d'hectares de forêts primaires tropicales, cruciales pour la biodiversité de la planète et le stockage du carbone, soit 12% de plus que l'année précédente.

Le pays le plus touché est le Brésil, avec une surface détruite trois fois supérieure à celle disparue en République démocratique du Congo, deuxième du classement. Au total, les tropiques ont perdu 12,2 millions d'hectares de couverture forestière (qui inclut tous types de forêts et plantations) en 2020. Sans surprise, le moteur principal de cette destruction est toujours l'agriculture. Mais les chercheurs pointent aussi du doigt cette année les vagues de chaleur et la sécheresse qui ont alimenté des incendies dévastateurs en Australie, en Sibérie et jusqu'aux confins de l'Amazonie.

Plus de 2 gigatonnes de CO2 libérés

En outre, la partie de "plus mauvaise augure" des données 2020 montre que les forêts ont elles-mêmes été victimes du changement climatique, a souligné Frances Seymour, du World Resources Institute. "Les zones humides brûlent. (...) La nature nous murmurait depuis un moment que la menace arrivait. Désormais, elle crie", a-t-elle insisté. Les quelque 4 millions d'hectares de forêts tropicales détruites en 2020 ont libéré 2,64 gigatonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions annuelles de 570 millions de voitures. "Plus nous attendons pour stopper la déforestation, (...) plus nos puits de carbone naturels risquent de partir en fumée", a prévenu Frances Seymour.

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