La Blogothèque et The Big Lebowski... Nos conseils pour se cultiver pendant le confinement

Tous les jours, franceinfo vous propose des conseils culture pour se cultiver même par temps confiné, face au coronavirus. 

La chanteuse Angèle a fait l\'objet d\'une captation, seule au piano, il y a quelques semaines.
La chanteuse Angèle a fait l'objet d'une captation, seule au piano, il y a quelques semaines. (La Blogothèque)

Pour passer le temps avec le confinement, franceinfo vous propose des conseils culture pendant cette période particulière de lutte contre le coronavirusChaque jour, nous vous conseillerons de la lecture, de la musique, des séries ou des films.

Des concerts à emporter avec la Blogothèque

Des clips sauvages ou inventifs, des concerts dans des lieux incongrus, des découvertes exceptionnelles, des stars internationales… En un peu plus de 15 ans, ce qui était au départ un blog de musique est devenu un coffre en ligne aux mille trésors. Parmi les vidéos ou concerts produits, la Blogothèque a inventé le "Take Away Show", le "Concert à emporter". Ils sont tous disponibles sur Youtube. Bon Iver, Justin Timberlake, The National, Sufjan Stevens, Patrick Watson… Les plus grands, les plus originaux, les plus indépendants y sont passés. Que ce soit Arcade Fire dans un ascenseur parisien ou le groupe The Do sous le soleil du Jardin d’Acclimatation à Paris.

Et puisqu’il faut se réinventer, voici venu le temps des "Stay Away Shows", les concerts chez soi. Chaque soir à 19 heures, sur la page Instagram de la Blogothèque, un artiste propose trois ou quatre titres à domicile. 

Andrew Bird s’y est déjà attelé hier, d’autres noms très excitants sont à venir. De quoi combler le manque de musique en ces temps confinés ; et s’attendre, tous les soirs, à quelques beaux moments, comme celui offert il y a quelques semaines par Angèle.

Un film : The Big Lebowski

Septième film de Joël et Ethan Coen, sorti deux ans après le multi-récompensé Fargo, The Big Lebowski n'a pas eu le succès espéré en salles. Mais c'était compter sans l'énorme potentiel de son personnage principal, le Dude. Devenu culte par d'abord le bouche-à-oreille puis des ventes de DVD exceptionnelles, The Big Lebowski consacre un art de vivre. Le Dude, surnom de Jeff Lebowski – Jeff Bridges dans l'un de ses meilleurs rôles –, est ce qu'il se fait de mieux en matière de glandeur.

Chômeur patenté, il passe ses journées en robe de chambre, alterne pétards et Black Russians, cocktail à base de vodka, liqueur de café et crème. Le reste du temps il va au bowling avec ses amis, aussi losers magnifiques que lui, interprétés par John Goodman et Steve Buscemi. Très librement inspiré du roman noir de Raymond Chandler Le Grand Sommeil, le film débute sur un malentendu. Le Dude reçoit la visite inamicale de deux voyous qui se trompent de Lebowski, Jeffrey Lebowski, riche mari d'une très jeune femme.

Enlèvement, rançon, pitoyables tentatives d'arnaques, intervention de nihilistes allemands, les frères Coen s'amusent à brouiller les pistes, leur but étant avant tout de peindre des personnages picaresques. Scène culte du film : Jesus Quintana – John Turturro au sommet de son art – en tenue psychédélique, narguant au bowling le Dude et ses potes. The Big Lebowski est autant un beau film sur l'amitié qu'une vision hilarante de la décadence américaine, à moins qu'il ne soit plus simplement un prétexte à diriger des acteurs extraordinaires. Cela manque de femmes, c'est vrai, mais Julianne Moore en fille déjantée de Jeffrey Lebowski est tout aussi épatante. Passer sa vie en robe de chambre est même devenu une religion, le Dudeisme, forte de 200 000 adeptes dans le monde.