Coronavirus : selon Xavier Bertrand, l'Elysée a invité des élus à enlever leur masque pendant un hommage à De Gaulle

Le président de la région Hauts-de-France a refusé de ne pas porter de protection, la présidence assure que "ceux qui ont souhaité garder leur masque ne s'en sont pas vus privé par qui que ce soit".

Xavier Bertrand garde son masque lors d\'une cérémonie en mémoire de Charles de Gaulle présidée par Emmanuel Macron (gauche), le 17 mai 2020, à La-Ville-aux-Bois-les-Dizy (Aisne).
Xavier Bertrand garde son masque lors d'une cérémonie en mémoire de Charles de Gaulle présidée par Emmanuel Macron (gauche), le 17 mai 2020, à La-Ville-aux-Bois-les-Dizy (Aisne). (FRANCOIS LO PRESTI / POOL)

Emmanuel Macron et Xavier Bertrand ont participé à une cérémonie en hommage à Charles de Gaulle, dimanche 17 mai, à La-Ville-aux-Bois-les-Dizy (Aisne). Le président de la région Hauts-de-France s'est distingué en étant le seul à porter un masque lors de l'événement. 

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"L"Elysée a fait retirer leurs masques à l'ensemble des élus présents", malgré l'épidémie de coronavirus, a affirmé Xavier Bertrand au journal Oise hebdo. Estimant que les règles de distanciation physique n'étaient pas respectées, l'élu du parti Les Républicains a donc refusé d'enlever le sien.

Contacté par le HuffPost, l'Elysée a expliqué que "le masque n'était pas obligatoire sur le site de la commémoration, étant donné que nous étions en mesure d'assurer la distanciation physique entre les invités". "Ceux qui ont souhaité le garder ne s'en sont pas vus privé par qui que ce soit", assure la présidence, contredisant ainsi Xavier Bertrand.

L'opposition fustige la récupération du président

Le président des Hauts-de-France avait déjà critiqué le chef de l'Etat dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche, quelques heures avant la cérémonie. Il y déclarait qu'un président devait "mener son pays d'une main ferme sans se préoccuper de sa popularité" et ne devait pas "avoir le besoin pathologique d'être aimé"

Ses opposants politiques reprochent à Emmanuel Macron de vouloir récupérer l'image de Charles de Gaulle, figure historique désormais quasiment incontestée, après s'être déjà servi de multiples références à Georges Clémenceau, l'homme fort de la Première Guerre mondiale.