"Je n'ai absolument pas le temps de penser à organiser un chamboule-tout" : le casse-tête des kermesses de fin d'année

Si elles ne sont pas interdites, l'organisation de ces fêtes n'est pas du tout à l'ordre du jour dans de nombreux établissements scolaires de France.

Parents et enfant arrivent à l\'école primaire Jules Julien à Toulouse, suite à la la réouverture des écoles, le 22 juin 2020.
Parents et enfant arrivent à l'école primaire Jules Julien à Toulouse, suite à la la réouverture des écoles, le 22 juin 2020. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Tous les ans à cette époque, des jeux et des barnums apparaissent dans l'école de Nathalie, dans la région Centre, mais la directrice a d'autres préoccupations que la kermesse en ce moment. "Je m'occupe de ma classe, parce que j'ai ma classe à plein temps. Je m'occupe des évaluations, des bulletins, de la liaison avec le collège, de la liaison avec l'école maternelle, avec les nouvelles inscriptions, détaille la directrice. Je n'ai absolument pas le temps de penser à réserver des barnums ou organiser un chamboule-tout."

Éviter de mélanger les élèves de différentes classes

Rituels qui brassent beaucoup de monde (comme l'affichage des résultats du bac devant les lycées), les kermesses ne sont pas interdites par le ministère de l'Éducation nationale. Elles sont même encouragées, mais il faut respecter l'interdiction de brasser les élèves de différentes classes.

Alors si le cœur n'est pas à la fête, il y a l'envie, malgré tout, de marquer cette fin d'année particulière. Le directeur d'une école de la région parisienne maintient la boum pour ses élèves de CE2. "Il n'y a que deux classes. Déjà, leur dernière année a été un peu gâchée par le Covid, ils peuvent s'amuser une dernière fois ensemble et danser sur de la musique."

Ce serait dommage que les élèves ne vivent pas ça.Un directeur d'école en région parisienneà franceinfo

Ce sera une soirée en petit comité, dans une grande salle pour respecter les mesures sanitaires et sans les parents. Ils ne font d'ailleurs pas remonter de demandes particulières sur les kermesses auprès de la porte-parole de la Peep, la fédération de parents d'élèves. "On est quand même encore un peu traumatisés, explique Cécile Frataroly. On vient de fermer deux écoles par mesure de précaution dans Paris. Je pense qu'il faut rester vigilant, ce ne serait pas raisonnable."

Le brassage des élèves de différentes classes en élémentaire, toujours interdit dans le nouveau protocole sanitaire, risque de sceller définitivement le sort des kermesses cette année.