Interventions télévisées, négociations à Bruxelles, réunions avec les présidents de région : face à la crise du Covid-19 en Italie, le succès de la méthode Conte

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a su se poser en figure rassurante pendant le confinement, grâce à des conférences de presse et des interventions régulières à la télévision.

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Edité par Mathilde Bouquerel - Bruce de Galzain
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le président du conseil, Giuseppe Conte, le 21 avril 2020 lors d'une séance au parlement italien.  (REMO CASILLI / X02874)

Mercredi 14 octobre au soir, Emmanuel Macron s'exprimera devant les Français. Une nouvelle grand-messe pour rassembler la population et donner un cap à la lutte contre la pandémie de Covid-19, car la France semble en manquer. La situation est aujourd'hui très différente en Italie, pourtant premier pays touché par la pandémie mais qui gère mieux la situation. Et le président du Conseil Giuseppe Conte, l'homologue de Jean Castex, n'y est pas étranger.

"Tard dans la nuit nous avons complété et j'ai signé le nouveau décret qui instaure des mesures de restrictions", a déclaré Giuseppe Conte mardi 13 octobre. Le chef du gouvernement italien se met à nouveau en scène seul comme en mars et avril dernier, lorsqu'il ne cessait jamais de communiquer sur sa gestion de la crise à l'aide de conférences de presse de nuit et d'interventions récurrentes. Omniprésent, il a créé un climat de confiance avec les Italiens en multipliant les décrets et rendez-vous à la télévision.

Le président du Conseil à la manoeuvre, à Rome et à Bruxelles 

Sa popularité a dépassé 65% d'opinions favorables et, s'il a perdu quelques points cet été, il est remonté au même score aujourd'hui. Dans un pays très décentralisé, tout est en fait géré au Palazzo Chigi, le palais du président du Conseil, qui réunit une fois par semaine les présidents de régions, très puissants en Italie et dont les trois quarts sont dans l'opposition. Mais Giuseppe Conte dialogue et négocie, comme il l'a fait à Bruxelles d'où il est revenu avec un accord en or.

Il s'est placé au-dessus des partis et a même, comme il le dit, unifié son pays, qui est devenu une communauté. Cependant désormais le modèle italien tant vanté montre des signes de faiblesse et Giuseppe Conte semble avoir du mal à arbitrer entre la priorité à la santé ou à la reprise économique.

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