"Il n’y a aucun protocole renforcé dans notre établissement" contre le Covid-19, dénonce un prof de collège en grève

De la maternelle à l'université, les enseignants sont appelés à faire grève ce mardi par plusieurs syndicats. Parmi les revendications, les salaires, les suppressions de postes l'an prochain dans le second degré et bien sûr, en toile de fond, la gestion de la crise sanitaire.

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Radio France
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Les professeurs avaient déjà fait grève en novembre 2020 pour réclamer un réel protocole sanitaire et des moyens pour l'appliquer (photo d'illustration). (LUCAS BOIRAT / HANS LUCAS)

Quand il entend son ministre, Jean-Michel Blanquer, parler de protocole renforcé et de situation sous contrôle, Nicolas Cabrolier s'agace : "C’est une vaste blague ! Ce n’est pas la réalité de ce que nous, on vit au quotidien."  Ce professeur d'histoire-géo, délégué syndical SNES dans un collège du Tarn, va répondre à l’appel à la grève lancée dans l’Éducation nationale par plusieurs syndicats mardi 26 janvier.

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"On est un gros collège, presque 950 élèves. Il n’y a pas de demi-groupes, il y a toujours beaucoup de monde à la cantine et dans les couloirs parce qu’il n’y a aucun protocole renforcé dans notre établissement", affirme l'enseignant.

"Là, dans ma classe, il y a plusieurs cas Covid. On ne sait pas quand la classe sera fermée, si elle sera fermée. On n’a aucune information claire sur le sujet."

Nicolas Cabrolier, professeur d'histoire-géo dans un collège du Tarn

à franceinfo

Ce manque de transparence et de moyens face au Covid-19 est également dénoncé par les infirmières scolaires, déjà débordées, et sur qui retombe en partie le traçage des cas. "On nous demande réaliser le traçage des cas en plus de l’accueil des élèves à l’infirmerie. Ce n’est pas possible, explique Saphia Guereschi, du SNICS-FSU [Syndicat national des infirmier(e)s et conseiller(e)s de santé], premier syndicat de la profession. Les 7 700 infirmières de l’Éducation nationale ne peuvent pas pister et tracer et développer les protocoles et continuer en même temps à faire leur mission principale, écouter les jeunes."

"J’ai des collègues qui me disent : 'J’ai 50 demandes d’élèves et je ne peux pas leur répondre'. Pourtant les situations sont inquiétantes."

Saphia Guereschi, infirmière scolaire

à franceinfo

Les infirmières scolaires ouvriront le cortège parisien qui s'élancera à 13 heures du Jardin du Luxembourg, pour rejoindre le ministère de l'Éducation nationale, symboliquement vêtues d'une couverture de survie.

Les raisons de la colère dans les établissements scolaires : reportage d'Alexis Morel
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