Fin du masque en entreprise : "C'est un soulagement sanitaire et managérial", souligne l'Association nationale des DRH

Le vice-président national délégué de l'ANDRH, Benoît Serre, a cependant dit mardi sur franceinfo s'attendre "à une phase d'entre-deux" pour les salariés, entre fin du port du masque et maintien d'une forme de prudence.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une salariée porte le masque dans une entreprise de Saint-Étienne, le 31 août 2020 (illustration). (PHILIPPE VACHER / MAXPPP)

"Ce n'est pas parce qu'il est désormais autorisé de ne pas porter le masque qu'il devient interdire de le faire", a réagi mardi 8 mars sur franceinfo Benoît Serre, vice-président national délégué de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH). La ministre du Travail Elisabeth Borne a en effet annoncé la suspension du protocole sanitaire en entreprise à partir du 14 mars.

S'il salue "un soulagement sanitaire et managérial" grâce à une "décision très forte", il s'attend cependant à "une phase d'entre-deux" durant laquelle les salariés plus inquiets ou qui vivent avec des gens vulnérables vont "continuer de se protéger individuellement""Je ne serai pas surpris que, lorsque quelqu'un a un début de rhume, on voit réapparaître les masques par prudence", imagine le DRH de L’Oréal France. Il reconnaît malgré tout que cette évolution correspond à "un besoin de convivialité et de collectif"

Les entreprises pourront toujours l'imposer

Benoît Serre rappelle que, malgré la suspension du protocole sanitaire en entreprise le 14 mars, le port du masque pourra encore être imposé dans les entreprises qui le décideront. "L'employeur conserve une responsabilité pénale de protection de ses collaborateurs, il peut donc réimposer des mesures de protection s'il le juge" nécessaire, explique le vice-président national délégué de l’ANDRH. Selon lui, les directions de ressources humaines devront cependant "éviter des effets de zèle" car "si les gens ne comprennent pas pourquoi, ce sera difficile de le mettre en œuvre".

Quant au futur du télétravail, "plébiscité par beaucoup de salariés", il est selon Benoît Serre "probable" que la question engendre des tensions au sein des entreprises. "Il y a des dirigeants réticents au télétravail parce qu'il trouvent que ça perturbe trop le fonctionnement collectif de l'entreprise ou sa productivité, ce qui ne semble pas être exact quand vous regardez les résultats 2021 des entreprises. Il est vrai que ça peut créer des tensions. Il faudra le gérer intelligemment", anticipe le vice-président national délégué de l’ANDRH.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.