Fermetures des commerces non-essentiels dans 16 départements : "Un nouveau coup de massue", dénonce un représentant du secteur

Parmi les nouvelles annonces du Premier ministre jeudi soir, il y a la fermeture des magasins non-essentiels dans les 16 départements reconfinés.

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Radio France
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Des magasins fermés à Paris en juin 2020 (illustration). (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"C’est un nouveau coup de massue que le gouvernement donne à ces dizaines de milliers de commerces qui vont devoir fermer à partir de samedi et pour quatre semaines", a déploré jeudi 18 mars sur franceinfo le directeur général de l'Alliance du commerce et délégué général de l'Union du grand commerce de centre-ville, Yohann Petiot. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé pour tenter de ralentir l'épidémie de Covid-19 un tour de vis sanitaire dans 16 départements, dont ceux de l'Île-de-France et des Hauts-de-France, avec notamment la fermeture des commerces non essentiels.

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"Il faut bien se rendre compte que déjà, un très grand nombre de commerces sont fermés depuis le 31 janvier. Pour ceux-là, ça fera deux mois et demi de fermeture, jusqu'au 15 avril. Comment le gouvernement veut que ces entreprises survivent quand elles sont fermées, un tiers de leur temps ?", s'est interrogé Yohann Petiot.

"Une forme d'incompréhension et de stigmatisation des commerçants"

Il estime que des milliers de commerces n'ont reçu "aucune aide de l'État, car beaucoup n'ont pas le droit au fonds de solidarité, donc c'est une décision qui va être extrêmement lourde sur le plan économique". Yohann Petiot a donné quelques exemples : en région Île-de-France et Hauts-de-France, "c'est en moyenne 25% des magasins de nos réseaux qui sont présents dans ces deux régions et cela représente un tiers de leur chiffre d'affaires".

"Le premier ministre a même été jusqu'à vanter les transports publics, parce qu'on y porte le masque, mais le masque, on le porte dans les magasins depuis le mois de mai l'année dernière, et on passe moins de temps dans les magasins que beaucoup de personnes dans les transports publics. Donc aujourd'hui, dans cette décision, il y a une forme d'incompréhension et de stigmatisation des commerçants", a insisté Yohann Petiot.

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