Haute-Savoie : appel à la vigilance après la mort de 17 personnes dans les massifs

Depuis la fin du confinement, 17 personnes sont décédées dans le Mont-Blanc et ses alentours, deux fois plus que l'an dernier à la même époque. Les gendarmes de haute montagne de Chamonix (Haute-Savoie) appellent à la plus grande prudence sur les massifs. 

Depuis le début du déconfinement, 17 personnes sont mortes sur le Mont-Blanc et les massifs alentours. 
Depuis le début du déconfinement, 17 personnes sont mortes sur le Mont-Blanc et les massifs alentours.  (GOOGLE MAPS)

Les gendarmes de haute montagne de Chamonix (Haute-Savoie) appellent à la vigilance après une série de 17 morts dans le Mont-Blanc et les massifs alentours depuis la fin du confinement, rapporte mercredi 15 juillet France Bleu Pays de Savoie.

Ces dernières 24 heures, ce sont quatre personnes qui ont trouvé la mort dans le Mont-Blanc et en vallée de Chamonix. Deux alpinistes italiens ont été découverts  mercredi matin dans le Mont Maudit. Mardi 14 juillet, c'est un couple d’alpinistes, habitant Chambéry, qui a été retrouvé dans les Aiguilles Rouges (vallée de Chamonix), dans le secteur de la Chapelle de la Glière. Ces accidents mortels s’ajoutent à une longue liste. Depuis la fin du confinement, il y a eu 17 morts dans le Mont-Blanc et les massifs aux alentours, soit deux fois plus que l’an dernier à la même époque.

Appel à la prudence "dans toutes les activités"

La météo et les conditions étaient pourtant bonnes. Selon le commandant du peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix, le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, "il s’agit de gens qui pratiquaient régulièrement l’alpinisme ou la montagne". Il évoque plutôt "des fautes techniques individuelles" et en appelle à la plus grande prudence, "dans toutes les activités, randonnée pédestre, alpinisme".

"Il faut être très vigilant à ce que l’on fait et comment on s’assure." Pour les débutants, le lieutenant-colonel Bozon recommande d’avoir recours aux accompagnateurs de moyenne montagne et aux guides de haute montagne, qui sont là "pour guider dans les premiers pas de la randonnée ou de l’alpinisme" en toute sécurité.

En plus des quatre alpinistes morts dans le Massif du Mont-Blanc et les Aiguilles Rouges, trois autres personnes sont mortes mardi lors d'activités de loisirs. Un moniteur de parapente et son client qui volaient en binôme, se sont écrasés sur le toit d'une ferme à la Chapelle d'Abondance, dans le Chablais. Et sur les hauteurs de Châtel, un randonneur de 71 ans a fait une chute mortelle d'une centaine de mètres depuis le sommet du Mont de Grange.