En Côte-d'Or, un couple de retraités sauve un bal dansant de la fermeture

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Durée de la vidéo : 1 min.
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Article rédigé par
Corentin Mirallés - franceinfo
France Télévisions

À la Roche-Vanneau, le bal dansant L'Eden devait fermer. Mais il n'en était pas question pour Colette et Jean, un couple de danseurs à la retraite qui a repris l'affaire. #IlsOntLaSolution

Il n’y a vraiment pas d’âge pour réaliser ses projets, même les plus fous. Preuve en est avec Colette, 83 ans et son compagnon, Jean, 72 ans. Ce couple de l’Auxois, en Côte-d’Or, a décidé de racheter l’Eden, le dernier bal dansant du coin. Si les deux tourtereaux se sont lancés dans cette aventure, c’est parce qu’en plus d’y venir tous les dimanches pour valser sur la piste, l’Eden est aussi le lieu de leur rencontre, une vingtaine d’années auparavant.

Colette, qui s’occupe aujourd’hui de la billetterie, se rappelle : “Je n’étais pas là avant. Je payais mon entrée et je faisais comme les autres, j’allais m’assoir, à la deuxième table !”

Un pari osé mais réussi

Les bals dansants, placés dans la même catégorie que les discothèques, n’ont pu rouvrir que le 9 juillet, avec une jauge à 75% et un pass sanitaire obligatoire. Occupé à servir des bulles à la buvette, Jean explique qu’il était impatient mais stressé d’ouvrir son affaire : “Ça faisait longtemps qu’on attendait ça, mais je me faisais un peu de souci quand même, parce que je n’étais pas sûr de mon coup. Mais là…” Devant l'affluence en ce premier dimanche, il peut désormais souffler et trinquer avec ses amis venus nombreux : “Il était temps que ça revienne, confie l’une d’elle. Là, aujourd’hui on revit, ça fait un bien fou. Et les nouveaux patrons, ce sont des gens super.”

Madison, valses, rock, le parquet de l’Eden n’avait plus vu pareils déhanchements et pas de danses depuis un an et demi. Pourtant, il manque encore quatre pieds swinguant sur la piste pour que tout soit parfait. Ceux des patrons évidemment. Car c’est ici que Colette a appris à Jean les secrets d’une valse réussie : “Les valses c’est moi qui lui ai apprises, se rappelle l’octogénaire. C’est vrai que c’est elle qui m’a appris à danser. Et puis bon, au bout d’un mois ou deux ça a été un peu mieux”, précise son compagnon.

Mais maintenant que Jean doit gérer le bar, qui pour faire danser Colette ? “C’est ça le problème, je n’ai plus de cavalier, reconnaît-elle. Mais ça ne fait rien, je connais tout le monde, il y en a beaucoup qui vont me faire danser, ne vous inquiétez pas.”
Devant l’entrain et la jovialité du couple et de leurs amis, à l’Eden, la musique n’est pas prête de s’arrêter.

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