Déconfinement : pour Muriel Pénicaud, "il n'y a pas de raison que l'Etat continue à payer l'intégralité des salaires" du secteur privé

La ministre du Travail a confirmé que le dispositif de prise en charge du chômage partiel allait être progressivement réduit. Sauf dans des secteurs comme l'hôtellerie et la restauration où la reprise n'est pas autorisée.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d\'une conférence de presse, à l\'Elysée, à Paris, le 1er avril 2020.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lors d'une conférence de presse, à l'Elysée, à Paris, le 1er avril 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le déconfinement est amorcé en France, lundi 11 mai, et la ministre du Travail a confirmé que le dispositif de prise en charge du chômage partiel allait être progressivement réduit. "Aujourd'hui, il y a 12,2 millions de salariés qui sont couverts par le chômage partiel", soit "six emplois sur dix du secteur privé", a déclaré Muriel Pénicaud sur LCI. Mais "aujourd'hui, les conditions de la reprise sont là. Donc il n'y a pas tellement de raison que ce soit l'Etat qui continue à payer l'intégralité des salaires de 12 millions de salariés en France", a poursuivi la ministre.

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"C'est pour ça qu'on va définir je pense dans la semaine quelle est la part de salaire que paiera l'entreprise", a-t-elle précisé, en indiquant que ce montant n'était "pas encore décidé". "Ce sera modeste dans un premier temps mais progressif", a-t-elle néanmoins promis.

Actuellement, les salariés du privé mis au chômage partiel par leur entreprise bénéficient d'une garantie de 84% du salaire net (100% pour les salariés au smic), que l'Etat et l'assurance-chômage remboursent intégralement aux employeurs dans la limite de 4,5 smic.

En raison du déconfinement, le gouvernement a toutefois prévu que les entreprises contribuent dans des "proportions raisonnables" aux salaires des employés maintenus au chômage partiel, après le 1er juin. Toutefois, le chômage partiel restera pris en charge "à taux plein" dans certains secteurs comme l'hôtellerie et la restauration, qui ne sont pas autorisés à reprendre leur activité.