Déconfinement : on vous explique les règles à respecter pour votre mariage

Les mariages peuvent reprendre après deux mois d’interdiction, mais les contraintes sanitaires excluent les fêtes débridées.

Des mariés qui see font prendre en photo à Paris, le 8 mai 2015.
Des mariés qui see font prendre en photo à Paris, le 8 mai 2015. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les amoureux qui désirent ardemment se marier depuis des mois ont maintenant la possibilité de passer devant le maire et de s’unir aussi lors d’une cérémonie dans un lieu de culte. Toutefois, ces unions doivent se célébrer dans des conditions strictes pour éviter l’éventuelle propagation du Covid-19. Les fêtes qui suivent les cérémonies sont également rigoureusement encadrées avec des contraintes plus ou moins fortes, que l’on soit en zone orange ou verte. La cellule Vrai du Faux vous explique.

A la mairie

Le décret du 31 mai 2020 paru le 1er juin au Journal officiel permet de savoir ce qu’il est possible (ou non) de faire pour un mariage dans la nouvelle phase de la crise sanitaire à compter du 2 juin. Pour commencer, l’arrêté stipule que sont autorisées "les célébrations de mariage par un officier d’état civil". Les mariages à la mairie reprennent.

Mais à la lecture du décret, on s’aperçoit vite que les conditions de ces rassemblements sont très strictes. Ainsi, la règles de "dix personnes maximum" s’applique dans les salles de mariages, ce qui a pour conséquence de laisser à la porte de nombreux membres des familles et amis. Pour les dix privilégiés qui assistent au plus près à la cérémonie, ils doivent se tenir à un mètre les uns des autres pour respecter la distanciation sociale et le port du masque leur est fortement conseillé.

La cérémonie religieuse

Ensuite, les lieux de culte sont également soumis à des règles rigides en raison du nécessaire respect des mesures barrières. Ainsi, dans les églises par exemple, les assemblées seront clairsemées puisqu’une distance d’un mètre doit être respectée entre les participants, de manière à ce que chaque personne puisse bénéficier d’une surface de 4 m2, ce qui va déterminer le seuil maximal de fréquentation.

Selon les recommandations du ministère de l’Intérieur pour des cérémonies cultuelles, le port du masque est obligatoire, du gel hydroalcoolique doit être disponible, des flux de circulation sont organisés de manière à ce que les participants se croisent le moins possible et les organisateurs doivent se trouver à l’entrée et à la sortie du lieu de culte pour éviter les rassemblements aux abords des édifices. Les rites religieux doivent être adaptés afin de réduire au maximum les contacts physiques.

La fête en zone verte ou orange

Une fois les cérémonies civiles et religieuses passées, les mariés peuvent penser à la fête, mais celle-ci ne correspondra pas à leurs rêves les plus fous dans l’état actuel des choses, surtout s’ils se trouvent en zone orange. Ainsi, en Ile-de-France, Guyane et à Mayotte, les participants ne pourront pas se retrouver à l’intérieur d’un restaurant, mais uniquement en terrasse, sur des tables qui ne devront pas accueillir plus de dix convives. Les mariés ne pourront pas non plus recevoir leurs invités dans des salles polyvalentes, salles de réunion, chapiteaux ou tentes, selon le décret paru le 1er juin.

Dans les zones vertes, moins touchées par le coronavirus, les restaurants peuvent théoriquement accueillir un mariage, tout comme les salles polyvalentes, salles de réunion, les chapiteaux ou tentes. Mais les festivités seront sérieusement limitées par les règles actuelles. Les gérants de ces établissements doivent veiller à ce qu’il y ait un siège entre chaque participant, pas plus de dix convives par table, et pas de regroupement, ce qui interdit théoriquement de se retrouver sur une piste de danse.

Que l’on soit en zone verte ou orange, le seul moyen de fêter le mariage de manière plus chaleureuse sera d’organiser les retrouvailles dans un lieu privé, où la limite des dix participants maximum n’existe plus. Reste que chacun est appelé à faire preuve de responsabilité afin d’éviter les risques de propagation du virus en gardant en tête, autant que faire se peut, les règles de distanciation sociale.