Déconfinement : le gouvernement va restreindre l'accès au chômage partiel pour garde d'enfants à partir du 1er juin

Malgré la règle du volontariat pour le retour à l'école, l'exécutif entend réserver le chômage partiel aux parents dont les enfants ne peuvent pas du tout être accueillis en classe.

Un enfant fait ses devoirs pendant le confinement, le 23 avril 2020, à Toulouse (Haute-Garonne).
Un enfant fait ses devoirs pendant le confinement, le 23 avril 2020, à Toulouse (Haute-Garonne). (CELINE GAILLE / HANS LUCAS / AFP)

Les parents d'élèves qui veulent garder leurs enfants vont avoir besoin d'une bonne excuse pour rester au chômage partiel"A partir du 1er juin, il faudra avoir une attestation de l'école" pour continuer à bénéficier de ce dispositif, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, mercredi 29 avril, sur France Inter. Cette attestation pourra être délivrée si l'école est fermée ou ne peut pas accueillir un enfant. "L'école délivrera l'attestattion et le salarié devra la transmettre à son employeur", précise l'entourage de Muriel Pénicaud que franceinfo a sollicité.

Il assure en revanche qu'il ne s'agit "pas d'une remise en cause du volontariat" pour le mois de juin. "On considère, à ce stade, qu’en juin les écoles auront eu le mois de mai pour s’organiser et permettre l’accueil des enfants, continue le ministère. Donc si des parents ne souhaitaient pas au mois de juin encore mettre leurs enfants à l’école, même si celle-ci est ouverte, ce sera possible, mais ils devront poser des jours de congés ou de RTT…". D'après des chiffres communiqués la semaine dernière par le ministère du Travail, ce dispositif pour garde d'enfants concerne actuellement deux millions de personnes.

Le taux de prise en charge va baisser

A partir de début juin, le gouvernement entend plus globalement réduire la voilure du chômage partiel, qui bénéficie actuellement à 11,3 millions de salariés français en raison de l'épidémie de Covid-19. Muriel Pénicaud a précisé que "le taux de prise en charge de l'Etat" du dispositif serait alors "un peu moins important". Actuellement, il permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut, soit 84% du salaire net (100% pour le smic).

De combien diminuera la prise en charge ? C'est "à discuter avec les partenaires sociaux", a-t-on expliqué au ministère du Travail, qui a précisé qu'il ne s'agissait pas de revenir au système existant avant le Covid-19. Ni de fermer le robinet aux secteurs les plus touchés, comme l'hôtellerie-restauration, qui ne connaît pas encore sa date de réouverture.