Début du couvre-feu à 21 heures : "C'est très tôt surtout pour la région parisienne" et "je pense que ce ne sera pas très bien accepté", estime le maire de Sceaux

Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mise en place d'un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Île-de-France et dans huit grandes métropoles à partir de samedi.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Philippe Laurent, maire de Sceaux, lors du congrès des maires de France à Paris, le 21 novembre 2017. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le début du couvre-feu à "21h, c'est très tôt surtout pour la région parisienne, c'est une heure qui me paraît compliquée", a réagi mercredi 14 octobre sur franceinfo Philippe Laurent, secrétaire général de l’Association des maires de France et maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine). Sa ville, située en Île-de-France, est concernée par la décision d'Emmanuel Macron d'instaurer un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures dans la région, ainsi que dans huit autres grandes métropoles pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

>> Covid-19 : couvre-feu, aides exceptionnelles, autotests... Ce qu'il faut retenir des annonces d'Emmanuel Macron

"Nous aurons certainement une rencontre avec le préfet jeudi, indique le maire de Sceauxles maires discuteront avec le préfet des Hauts-de-Seine pour savoir comment les choses peuvent se mettre en place et surtout quelles sont les exceptions, les dérogations possibles." Philippe Laurent se demande par exemple si les réunions du conseil municipal, qui ont lieu le soir, peuvent se tenir : "Est-ce qu'on va considérer qu'une réunion du conseil municipal, c'est une réunion de travail ? Les réunions du conseil de copropriété, est-ce qu'on va considérer que c'est du travail ?"

Il y a toute une série de points qu'il faut discuter et mettre au point.

Philippe Laurent, maire de Sceaux

à franceinfo

"Il va y avoir des arrêtés préfectoraux qui vont être pris et je pense qu'il va y avoir des recours concernant les libertés publiques, estime Philippe Laurent. Surtout avec une heure comme 21 heures, c'est très tôt dans la journée. Je pense que ce ne sera pas très bien accepté par une grosse partie des Français."

Pour le maire de Sceaux, "on aurait compris un couvre-feu qui commencerait à 22 heures, voire 23 heures" car "à 21 heures, ça rend très difficile toute vie sociale et ça rend impossible l'activité des cinémas, des théâtres et de toute la vie culturelle". "C'est quelque chose qui me paraît quand même un peu exagéré. Je parle de l'heure, je ne parle du principe du couvre-feu dans la nuit", précise Philippe Laurent.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.