Crise sanitaire : les oiseaux des fauconniers au chômage technique

Publié
Durée de la vidéo : 2 min.
Crise sanitaire : les oiseaux des fauconniers au chômage technique
France 3
Article rédigé par
France 3 Poitou-Charentes, F.Bombard, R.Burot, PH.Ritaine - France 3
France Télévisions

Les dresseurs d'oiseaux attendent avec impatience de pouvoir retrouver les spectacles. Les équipes de France Télévisions ont rencontré, pour le JT du 12/13 du jeudi 15 avril, des fauconniers et organisateurs de spectacle dans la Vienne. 

Depuis plus d'un an, l'activité d'Alexandre Thévenin, fauconnier itinérant, s'est considérablement réduite. "Le quotidien, c'est d'abord la bonne santé de mes oiseaux, c'est à dire que mes oiseaux ont besoin de voler, en premier, de manger, d'être soignés", explique ce dernier. Si les soins et les vols réguliers de ses hiboux sont toujours au programme, les représentations du fauconnier sont devenues rares. "Les lieux qui me permettent de vivre, ce sont les établissements scolaires, les Ehpad, les centres culturels, les théâtres… S'ils sont fermés, effectivement je ne travaille pas", ajoute Alexandre Thévenin. 

Inquiétude pour la suite de la saison 

Dans le ciel de Chauvigny (Vienne), les vols des rapaces ont presque disparu. Au château des Evêques, les entraînements ont pourtant lieu quotidiennement pour ces habitués des spectacles. La société a pu compter sur des aides et le chômage technique, mais c'est insuffisant pour compenser les pertes. Simon Thuriet, directeur de Vol en scène à Chauvigny, s'inquiète pour la suite de la saison. "On travaille essentiellement avec les étrangers et les groupes scolaires, affirme-t-il. C'est sûr que cette année on n'aura ni les uns ni les autres, donc ce sera limité." Avec sa centaine d'oiseaux à demeure et ses six salariés, Les Géants du ciel reste un des pôles touristiques majeures du département de la Vienne. Chaque année, 30 000 visiteurs s'y rendent habituellement. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.