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Crise économique liée au coronavirus : "Demain, il faudra une participation plus forte des plus hauts revenus", réclame Laurent Berger

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, estime vendredi sur franceinfo qu'il n'est pas "indécent", dans le cadre de la crise économique causée par le Covid-19, d'appeler les plus riches à contribuer davantage.

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Radio France
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Laurent Berger, secrétaire général à la CFDT, était l'invité du "8h30 franceinfo" le mercredi 11 mars. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Demain, il faudra une participation plus forte des plus hauts revenus", réclame le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger vendredi 1er mai sur franceinfo alors que la France et l'Europe traverse une grave crise économique résultant du confinement pour enrayer la propagation du coronavirus Covid-19"On ne pourra pas, prévient Laurent Berger, imposer plus le travail et la consommation parce qu'on a une double crise, la crise de l'offre et la crise de la demande. Mais je crois que demain, il faudra une participation plus forte des plus hauts revenus".

Il faudra faire contribuer les plus riches, ce n'est pas indécent dans cette période de dire ça.

Laurent Berger

à franceinfo

Interrogé sur l'éventualité d'un rétablissement de l'ISF, il répond qu'il s'en "[fout] des symboles] et qu'il souhaite "rétablir une fiscalité plus juste des revenus" : "Je veux des revenus du capital qui soient soumis aux mêmes barèmes que les revenus du travail. Je veux aussi un impôt unique progressif sur le capital, avec une tranche de 50% du barème de l'impôt sur les revenus au-delà de 300 000 euros annuels". "Et puis, poursuit Laurent Berger, il faudra aussi revoir les droits de succession et de donation pour mettre fin à ce qui se fait aujourd'hui, c'est-à-dire des avantages en termes de transmission des plus hauts patrimoines."

Laurent Berger appelle aussi à "une politique européenne et une politique aussi de relance à travers, pourquoi pas, un grand emprunt", car augmenter la contribution de plus riches à l'impôt "ne suffira pas avec la dette qu'on a creusée".

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