Crise aux Antilles : plusieurs interpellations après une nouvelle nuit de violences en Martinique et en Guadeloupe

Selon le préfet de Guadeloupe, les forces de l'ordre ont été la cible de multiples tirs par armes à feu, mais aucun blessé n'est à déplorer.

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Une voiture brûlée à Sainte-Rose en Guadeloupe, le 25 novembre 2021. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

La colère ne faiblit pas en Guadeloupe et en Martinique. De nouvelles émeutes ont eu lieu dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 novembre dans ces deux territoires des Antilles. Selon le préfet de Guadeloupe, des commerces ont été vandalisés, notamment avec un tractopelle, et des tentatives d'incendies ont été recensées. Les forces de l'ordre ont été la cible de tirs par armes à feu, mais aucun blessé n'est à déplorer. Quatre nouvelles interpellations ont eu lieu dans la nuit et feront l'objet d'un traitement judiciaire, précise le préfet.

A Basse-Terre, les axes routiers sont toujours très difficiles d'accès samedi et les automobilistes ont du mal à circuler, rapporte La 1ère. Des dizaines de personnes se sont regroupées dans le quartier de Grand Camp, aux Abymes, et ont abattu des palmiers à l'aide de scies électriques pour barrer la route, relève Guadeloupe La 1ère.

Un bureau de poste détruit à la pelleteuse

A Fort-de-France, en Martinique, des gendarmes ont également été blessés, notamment au visage, par des tirs de plombs, selon le parquet de la capitale martiniquaise. Des véhicules en feu ont été projetés sur les forces de l'ordre à des ronds-points.

Des feux de poubelles ont eu lieu à Saint-Pierre, devant l'église ou devant le musée, entre autres, pointe Martinique La 1ère. Un radar a été incendié au Morne Rouge. Un bureau de poste a été détruit à la pelleteuse et une station-service a été cambriolée puis incendiée. Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour des faits de vols aggravés, selon le parquet. 

Une crise sociale et économique

La Guadeloupe et la Martinique, distantes de 120 km l'une de l'autre, connaissent un important mouvement de contestation, né du refus de l'obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers, qui s'est transformé en crise sociale.

En 2020, en Martinique, le taux de chômage s'établissait à 12,4%, soit 4,4 points de plus que dans l'Hexagone. Le niveau de vie médian de la population est inférieur de 17% au niveau national, le taux de pauvreté (29,8%) près de deux fois supérieur.

La Guadeloupe, où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, présente un taux de chômage de 19%.

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