Covid-19 : une troisième plainte pour homicide involontaire déposée après la mort d'un couple dans un Ephad du Territoire de Belfort

En tout, trente résidents et une soignante y sont morts des suites du Covid-19 en avril dernier.

Article rédigé par
France Bleu Belfort-Montbéliard - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La résidence Rosemontoise en avril 2020. (MICHAEL DESPREZ / PHOTOPQR / L'EST REPUBLICAIN / MAXPP)

Une troisième plainte pour homicide involontaire a été déposée après la mort d'un couple de résidents de l'Ehpad la Rosemontoise à Valdoie, à cause de la Covid-19 en avril dernier, rapporte France Bleu Belfort-Montbéliard.

Le fils de ce couple a décidé de porter l'affaire en justice. Deux autres familles de victimes, le fils d'un résident et les sœurs d'une soignante, ont déjà porté plainte en avril. Une information judiciaire a été ouverte le 22 juillet dernier par le parquet de Belfort. Le procureur a retenu deux qualifications : "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence" et "abstention volontaire des mesures destinées à combattre un sinistre dangereux pour les personnes". L'enquête a été confiée à un juge d'instruction.

Des soignants malades auraient été incités à venir au travail selon les plaignants

"Cet homme et cette femme étaient particulièrement vulnérables. On aurait dû faire d'autant plus attention à ces personnes", dénonce sur France Bleu Belfort-Montbéliard, Fabien Arakelian, l'avocat du plaignant qui défend également les deux autres familles qui ont porté plainte. Le fils qui a perdu ses deux parents affirme même qu'il n'a pas su que sa mère était malade. Toutes ces familles dénoncent la gestion catastrophique de la crise sanitaire par la direction de la maison de retraite.

Les plaignants assurent que le port du masque était interdit dans l'établissement. Les soignants malades auraient été incités à venir au travail, toujours selon les plaignants. "Plus il y a de familles qui viennent déposer plainte, et plus le dossier d'information s'enrichit", indique Me Fabien Arakelian qui espère des mises en examen dans ce dossier. La direction de l'Ehpad a été démise de ses fonctions en avril dernier. L'établissement est placé sous la tutelle du Conseil départemental et de l'Agence Régionale de Santé jusqu'au 7 novembre prochain.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.