Covid-19 : retour au front pour les hospitaliers de Lille

Plus de 30 000 nouveaux cas ont été dénombrés en moins de 24 heures, portant le bilan des décès à plus de 33 00 depuis le début de l'épidémie. Dans les hôpitaux, on veut éviter l'engorgement alors que les équipes sont déjà très fatiguées. Exemple au CHU de Lille (Nord).

La seconde vague touche l’Hexagone de plein fouet. En dépit de cette situation, les hôpitaux font face. Le personnel médical se démène mais compte aussi sur la responsabilité de chacun. À Lille (Nord), les admissions augmentent en réanimation et aux urgences, rapporte France 3, jeudi 15 octobre. Le CHU a même rouvert une unité spéciale Covid. "On a senti qu’il fallait basculer beaucoup plus. On est donc passé de 10, puis 18, puis 38 lits ouverts", témoigne le professeur Marc Lambert, chef du service post-urgences Covid.

Couvre-feu plébiscité

Marie-Christine Bouihelier, une patiente Covid de 65 ans se trouve sous oxygène depuis dix jours. Elle est encore très faible. Quand on l’interroge sur son état, elle répond du tac-au-tac : "Une fatigue pas possible. Mon mari, moi, ma belle-fille et mon fils, on a tous eu la Covid. Il faut mettre le masque", alerte-t-elle. En effet, bien des patients qui arrivent au CHU de Lille ont été contaminés en famille. C’est pourquoi le professeur Lambert se montre plutôt favorable au couvre-feu nouvellement instauré.

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Les urgences du CHU de Lille (Nord), le 24 janvier 2012. 
Les urgences du CHU de Lille (Nord), le 24 janvier 2012.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)