Covid-19 : "On est très joyeux d'avoir été entendus", se réjouit le président de l'UMIH nuit France alors que les discothèques vont rouvrir

"On a été entendus et c'est une vraie victoire", confie sur franceinfo Thierry Fontaine.

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Radio France
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Une soirée en boîte de nuit à Poitiers, le 9 décembre 2021. (MATHIEU HERDUIN / MAXPPP)

"On est très joyeux d'avoir été entendus, les gens vont reprendre goût à la vie", a déclaré, jeudi 20 janvier, sur franceinfo Thierry Fontaine, président UMIH nuit France, après les annonces de Jean Castex sur la réouverture des discothèques et le retour des concerts debout le 16 février.

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franceinfo : Que pensez-vous de ces annonces ?

Thierry Fontaine : Tout va ensemble. En général, avant d'aller en discothèque on va dans un bar et rester assis dans un bar n'aide pas mettre l'ambiance qui donne envie de sortir derrière. C'est une bonne nouvelle pour l'ensemble d'un secteur. Cela fait 10 semaines que l'on est fermés, donc aujourd'hui on est positifs, on a appris qu'il n'y aurait pas le pass 2G+ qui consistait à une triple vaccination plus un test PCR de moins de 24 heures. On a été entendus et c'est une vraie victoire. Le masque à l'intérieur ne sera pas obligatoire en discothèque, il sera recommandé.

Pensez-vous que cela sera durable ?

On a eu une première période de fermeture de 16 mois, on a rouvert cinq mois, on nous a refermé dix semaines. C'est difficile. On a perdu des employés, il va falloir réembaucher, se remettre aux normes, tout remettre en ordre de marche. Nos métiers c'est de la fête mais aussi de la sécurité. Il faut qu'on remettre la machine en route, les formations en route pour nos salariés.

"On est très joyeux d'avoir été entendus, d'être dans ce plan de déconfinement des entreprises. Les gens vont reprendre goût à la vie et seront heureux de ressortir."

Thierry Fontaine, président UMIH nuit France

à franceinfo

Avez-vous été suffisamment indemnisés ?

Je ne vais pas dire que les indemnisations sont à la hauteur, c'est encore en arbitrage à Bercy, mais on est écouté. Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a fait le déplacement jusqu'à Lyon pour me rencontrer avec ses équipes, voir ce qu'il y avait à mettre en place, ce qu'il y avait de particulier. Il a bien pris en compte que décembre c'est 25% de notre chiffre d'affaires annuel et il va retourner arbitrer ça auprès de Bruno Le Maire et du Premier ministre. On nous a privé de décembre et janvier qui sont deux très gros mois et les frais fixes ne sont pas suffisants. On demande de petits efforts, mais Bercy est à l'écoute.

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