Covid-19 : les vaccins peuvent être à l'origine de troubles menstruels, selon l'Agence européenne des médicaments

La vaccination peut être à l'origine des saignements menstruels abondants apparus chez certaines femmes.

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France Télévisions
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Une jeune femme se fait vacciner contre le Covid-19, à Magdebourg (Allemagne), le 28 février 2022. (RONNY HARTMANN / DPA-ZENTRALBILD / AFP)

Quel impact du vaccin contre le Covid-19 sur les règles ? L'Agence européenne des médicaments (EMA) a estimé, vendredi 28 octobre, que les vaccins à ARN-messager contre le Covid-19 pouvaient être à l'origine des saignements menstruels abondants apparus chez certaines femmes après leur vaccination.

Ces saignements "peuvent être considérés comme un effet indésirable potentiel des vaccins" de Pfizer et Moderna, selon la conclusion rapportée par l'Agence nationale du médicament (ANSM). Ces effets seront désormais ajoutés dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices de ces deux vaccins.

Les troubles menstruels déclarés après la vaccination par un vaccin à ARNm, soit ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, faisaient l'objet d'une surveillance attentive au niveau national et européen depuis leur détection. De multiples témoignages évoquaient l'apparition de troubles après une vaccination anti-Covid, mais les autorités sanitaires n'avaient pour l'heure pas établi de lien de cause à effet. En juillet, les femmes concernées avaient notamment été invitées par l'ANSM à les déclarer.

Des troubles menstruels "non graves" et transitoires

Entre juillet et septembre 2022, 2 952 cas de troubles menstruels ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty (Pfizer/BioNTech), et 515 avec le vaccin Spikevax (Moderna). La majorité de ces déclarations ont été réalisées directement par les patientes. Certaines déclarations rapportent des événements très antérieurs, pouvant dater jusqu'au printemps 2021.

Les troubles menstruels déclarés sont le plus souvent "non graves" et transitoires, précise l'ANSM. Chez certaines patientes, on observe toutefois une persistance possible de ces effets autour de six mois. Une analyse plus précise de ces cas se poursuit, précise l'agence.

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