Covid-19 : "Les écoles ne ferment pas parce que Jean-Michel Blanquer a perdu la clé", ironise une représentante de parents d'élèves

Alixe Rivière, co-présidente de la FCPE de Seine-Saint-Denis déplore "un refus d'investissement de la part du gouvernement". "Il y a un refus de préparation, de mettre à disposition des adultes pour s'occuper des élèves", accuse-t-elle.

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Radio France
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Alixe Rivière (FRANCEINFO)

La présidente d'Île-de-France Valérie Pécresse a suggéré d'avancer de deux semaines les vacances scolaires d'avril, "afin de fermer les écoles dès le 2 avril" dans la région où le taux d'incidence atteint 560, dépassant même les 700 en Seine-Saint-Denis. "Les écoles ne ferment pas parce que Jean-Michel Blanquer a perdu la clé", a ironisé jeudi 25 mars sur franceinfo Alixe Rivière, co-présidente de la FCPE de Seine-Saint-Denis.

>> Face au Covid-19, les écoles sont sous pression : la situation est-elle tenable ?

franceinfo : Est-ce une bonne chose d'avancer les vacances ?

Alixe Rivière : Cette idée est venue avant les vacances d'automne, avant les vacances d'hiver, donc on est sur une espèce de marronnier. Je suis très surprise parce que Valérie Pécresse sait très bien que la pandémie n'a jamais quitté l'école, que depuis le début on n'arrive pas à gérer la pandémie et que c'est la raison pour laquelle les lycées sont passés à 50 %. Il y a un refus d'investissement de la part du gouvernement.

Que faut-il faire ?

Les histoires de compteurs en temps réel on voit bien qu'on n'y arrive pas. Le vrai sujet, c'est que si on doit vraiment reconfiner comment on organise le suivi scolaire à distance ? On sait bien qu'on n'arrive pas à le massifier.

"Il n'y a pas eu de bilan sur le premier confinement dur donc on ne sait pas ce qu'on doit faire. Il n'y a pas de cadrage national."

Alixe Rivière, co-présidente de la FCPE de Seine-Saint-Denis

à franceinfo

Les écoles ne ferment pas parce que Jean-Michel Blanquer a perdu la clé pour les fermer. Il ne peut pas faire de suivi scolaire à distance des élèves. C'est une véritable catastrophe.

Quelle est la situation en Seine-Saint-Denis ?

La Seine-Saint-Denis est un miroir grossissant de ce qui peut se passer de pire en France. On ne sait pas réellement ce qui se passe. Les recrutements en Seine-Saint-Denis ont eu lieu en novembre pour pallier au déficit structurel que nous connaissons et qui est amplifié par la pandémie. On en revient toujours à la même problématique. Il y a un refus de préparation, de mettre à disposition des adultes pour s'occuper des élèves. Les parents sont furax de la façon dont c'est est géré. Les interactions entre adultes et élèves sont exécrables, on passe nos journées à démêler des situations souvent sur des malentendus.

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