Covid-19 : le vaccin de Moderna confère au moins trois mois d'immunité, selon une étude

La durée de protection est sans doute plus longue, mais il s'agit des premières données sur une période de plusieurs mois, validées indépendamment par une revue scientifique.

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Un échantillon du vaccin contre le Covid-19, développé par l'entreprise Moderna, le 18 novembre 2020. (JOEL SAGET / AFP)

Des résultats encourageants. Le vaccin de Moderna contre le Covid-19, dont l'autorisation est à l'étude dans plusieurs pays, a produit des anticorps persistant 90 jours après la vaccination, selon l'étude de 34 participants du début des essais cliniques, publiée jeudi 3 décembre dans la revue médicale The New England Journal of Medicine (en anglais)

La durée de protection est sans doute plus longue, mais il s'agit des premières données sur une période de plusieurs mois, validées indépendamment par une revue scientifique. Les participants seront suivis sur 13 mois pour vérifier la protection à plus long terme, indiquent les auteurs.

Les chercheurs des Instituts nationaux de santé ont testé le niveau de deux types d'anticorps au coronavirus 90 jours après la seconde dose du vaccin, qui elle-même se fait 28 jours après la première.

"C'est une nouvelle assez positive au total"

Ils ont observé une baisse "légère" et attendue du niveau d'anticorps chez les participants vaccinés, mais à un niveau qui restait élevé et supérieur à l'immunité naturelle observée chez d'anciens malades rétablis du Covid-19. En outre, aucun effet indésirable grave n'a été observé dans l'essai dit de phase 1, qui avait commencé en mars.

Les anticorps ne sont qu'une composante de la réponse immunitaire, avec les lymphocytes B (mémoire immunitaire, production des anticorps) et T (qui tuent les cellules infectées). Les chercheurs notent que les données sur les cellules de la mémoire immunitaire ne sont pas encore connues, mais que des études précédentes ont montré que le vaccin suscitait bien dans les cellules tueuses.

"C'est une nouvelle assez positive au total", a déclaré Benjamin Neuman, professeur à l'université Texas A&M, à propos de cette nouvelle étude. Le spécialiste note que même chez les personnes âgées la réponse immunitaire reste "raisonnablement forte".

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