Covid-19 : Le théâtre va pouvoir poursuivre son activité "à condition que le couvre-feu ne soit pas trop avancé", prévient le syndicat du théâtre privé

Au total, 115 millions d’euros vont être injectés pour soutenir le secteur culturel. 85 millions pour le spectacle vivant et 30 millions pour le cinéma.

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Dans le quartier du Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2020. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Jusque là, le secteur du théâtre privé se sentait "un peu oublié", alors que "tout le monde" est "dans le même bateau", a indiqué jeudi 22 octobre dans la soirée Bertrand Thamin, président du syndicat national du théâtre privé sur franceinfo. Il a le sentiment que Jean Castex et Roselyne Bachelot "ont remis les choses dans l'ordre en faisant un peu de concertation et un peu de psychologie vis-à-vis d'un secteur encore très rudement touché".

85 millions d'euros sont fléchés vers le spectacle vivant et 30 millions d'euros pour le secteur cinématographique. Le théâtre va donc pouvoir poursuivre son activité "à condition que le couvre-feu ne soit pas trop avancé. Ce qu'on peut envisager de faire en jouant à 19 heures avec un couvre-feu à 21 heures serait tout à fait impossible si le couvre-feu était ramené à 18 heures ou 19 heures, ça serait vraiment signe de fermeture pour nous", a affirmé Bertrand Thamin sur franceinfo.

franceinfo : Les annonces de la ministre de la Culture correspondent-elles à vos besoins ?

Bertrand Thamin : C'est très difficile de mesurer nos besoins actuellement, parce qu'on est à peine passé sous le régime du couvre-feu. Et le Premier ministre n'a pas caché que si la situation continue à se dégrader, il y aurait, peut être, sous dix jours des mesures encore plus drastiques, avec peut être une avancée du couvre-feu voire des confinements locaux. Les besoins sont impossibles à quantifier. Ce qui est important, c'est de voir que tant le Premier ministre que la ministre de la Culture ont bien mesuré l'ampleur du désastre pour le secteur de la culture et tout particulièrement pour le spectacle vivant. Que ce soit la musique, l'humour, la variété, le théâtre, les cabarets et que ce soit sous forme privée ou subventionnée, tout le monde est dans le même bateau. On avait eu le sentiment d'être un peu oublié avant l'allocution du président Macron, d'où un sentiment d'injustice. J'ai le sentiment que le Premier ministre et le ministre de la Culture ont remis les choses dans l'ordre en faisant un peu de concertation et un peu de psychologie vis-à-vis d'un secteur encore très rudement touché.

Est ce que vous avez des premiers retours de ce régime de couvre-feu ?

D'abord, un coup de chapeau à toutes les équipes des théâtres, des salles de concert qui ont en catastrophe, en moins de 48 heures, re-programmé toutes les représentations. On a tous fait le choix, collectivement, de maintenir les lever de rideau, de continuer à jouer. On aurait pu envisager de fermer. Ce n'est pas du tout la mentalité du secteur. Donc, on a avancé les lever de rideau. Les spectateurs, ceux qui le peuvent, sont enchantés de venir chez nous. Ils ont tout à fait conscience de la sécurité sanitaire dans nos lieux.

Aménager les horaires va devenir la solution inévitable ?

Oui, à condition que le couvre feu ne soit pas trop avancé. Ce qu'on peut envisager de faire en jouant à 19 heures avec un couvre feu à 21 heures serait tout à fait impossible si le couvre feu était ramené à 18 heures ou 19 heures, ça serait vraiment signe de fermeture pour nous.

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