Covid-19 : "Le moment est venu de dire stop à ce protocole sanitaire" à l'école, s'exaspère la FCPE qui appelle les parents à ne pas envoyer leurs enfants en classe jeudi

"On vient de vivre une semaine chaotique", a dénoncé ce lundi sur franceinfo, Nageate Belahcen, co-présidente de la FCPE qui appelle les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école jeudi. 

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Radio France
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Une classe d'une école élémentaire à Villers-lès-Nancy, le 12 mai 2020.  (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

La FCPE, première fédération de parents d'élèves en France, appelle à une "journée blanche" le jeudi 13 janvier, pour soutenir les enseignants et personnels de l'Éducation nationale en grève. Les parents sont invités à ne pas envoyer leurs enfants en classe. Sa co-présidente Nageate Belahcen a estimé lundi 10 janvier sur franceinfo que "le moment est venu de dire stop à ce protocole sanitaire (...) Il n'est pas adapté à la situation". La FCPE réclame également "des moyens en masques, capteurs CO2, purificateurs d’air et savons soient véritablement fournis aux écoles"

Depuis la rentrée, le nouveau protocole sanitaire nécessitait une multiplication des tests, trois en quatre jours pour les élèves d'une classe avec un cas positif. Le protocole a été allégé jeudi dernier : si un nouveau cas positif apparaît dans une classe dans un délai inférieur à sept jours, les élèves n'auront pas à recommencer le parcours des trois tests.

franceinfo : Cet appel à une "journée blanche" plus d'une semaine après la rentrée n'arrive-t-il pas un peu tard ?

Nageate Belahcen : Il arrive à point nommé. On n'est pas dans la confrontation pour rien, on vient de vivre une semaine de rentrée chaotique. C'est compliqué partout. Les enseignants et les parents craquent. Le moment est venu pour dire stop à ce protocole sanitaire. Il n'est pas adapté à la situation.

Quelles mesures demandez-vous pour les élèves ?

On demande des moyens matériels supplémentaires pour protéger les élèves et personnels éducatifs. On a une pression sur les familles qui doivent récupérer leurs enfants, les faire tester, avec une heure et demie d'attente. On demande aussi des masques chirurgicaux pour les élèves, ça devient un budget pour les familles. On demande, soit des créneaux prioritaires pour les élèves et leurs familles, soit des tests salivaires. Les tests [antigéniques] pour les petits, je vous laisse imaginer, ce n'est pas simple. Il y a des tests salivaires qui existent, il faut les faire au sein de l'école ou à proximité. Ce qu'on a demandé au ministre, c'est de mettre à proximité des écoles des brigades qui puissent tester les enfants. Quand on emmène son enfant à l'école, on a toujours cette peur d'une annonce de cas contact ou d'absence des enseignants.

Vous ne souhaitez pas en revanche de retour au distanciel ?

Exactement. Les élèves ont manqué énormément de cours depuis le début de la crise sanitaire. On demande que le budget de l'école soit prioritaire car la situation le demande. Quant aux capteurs de CO2 et aux purificateurs d'air, on n'en parle même pas, parce qu'on est entre le marteau et l'enclume, c'est-à-dire que le gouvernement nous renvoie aux collectivités et les collectivités nous renvoient au gouvernement. Donc, ce n'est pas à nous de prendre ce genre de décision.

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