Covid-19 : l'essor et le business des tests falsifiés

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Covid-19 : l'essor et le business des tests falsifiés
France 2
Article rédigé par
I.Bornacin, B.Delombre, B.Thomas, S.Guibout, S.Pichavant, JC. Lambard - France 2
France Télévisions

Un test PCR négatif au Covid-19 est exigé pour pénétrer dans plusieurs pays du monde. Certains ont décidé de s’en affranchir, et le trafic de faux tests se développe. 

Plusieurs pays exigent un test PCR négatif récent pour franchir leurs frontières, alors pour partir à tout prix, certains n’hésitent pas à tricher et présenter de faux certificats. "J’ai des amis qui ont été piqués en revenant d’Abidjan (Côte d’Ivoire) avec un faux test, confie un jeune homme à France Télévisions. C’était une vraie volonté de frauder."

Un témoin anonyme, qui n’a pas eu le temps de faire son test à temps, ne souhaitait pas annuler son voyage ni être confiné en Italie, il a donc falsifié son test à l’aide d’un logiciel de retouche. Il risque 45 000 euros d’amende et trois ans de prison. "J’assume d’avoir fait ça, tout simplement parce que le problème ne venait pas de moi mais des autorités, justifie-t-il. On ne peut pas annoncer 72 heures avant qu’on modifie les conditions de voyage." 

Trafic sur internet 

Certaines annonces sur Internet promettent un test PCR négatif rapide, avec un modèle de certificat, un prix et un numéro de téléphone. Derrière ces annonces, des faussaires. L’un d’eux affirme être en relation avec un laboratoire. "Pour un temps express, c’est 75 euros, 40 euros pour un temps normal, explique l’homme, contacté par téléphone par France 2. Je leur donne vos noms, prénoms, date de naissance. Ils me confirment par SMS. Et je vous envoie par mail un test négatif." Le tout, en vingt minutes. Contactés, des laboratoires affirment ne pas avoir connaissance de ces pratiques mais se disent prêts à renforcer leur surveillance.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.