Covid-19 : la Commission européenne confirme la profonde récession attendue dans la zone euro en 2020

L'Espagne, l'Italie et la France sont les pays de la zone euro les plus touchés par la récession cette année, selon les dernières projections de l'exécutif européen communiquées jeudi.

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Des drapeaux de l'Union européenne devant la Commission européenne à Bruxelles, le 20 février 2020. (NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP)

Une économie en profonde récession, un rebond moins fort que prévu et des dettes qui s'envolent. L'épidémie de Covid-19 s'avère désastreuse pour la zone euro, selon un bilan présenté, jeudi 5 novembre, par la Commission européenne, qui n'entrevoit pas de retour rapide à la normale. Dans ses dernières prévisions économiques, l'exécutif européen anticipe une chute de 7,8% du produit intérieur brut (PIB) de la zone en 2020. Cette récession est un peu moins grave que la baisse de 8,7% anticipée cet été, mais le rebond espéré l'an prochain (+4,2%) devrait aussi être beaucoup moins fort que les 6,1% initialement prévus.

La "seconde vague de la pandémie (...) anéantit nos espoirs d'un rebond rapide", a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission. Parmi les 19 pays de la zone euro, l'Espagne (-12,4%), l'Italie (-9,9%) et la France (-9,4%) afficheront la pire performance cette année, selon les dernières prévisions économiques de l'exécutif européen. L'Allemagne, première économie de la région, parvient elle à limiter l'ampleur de la chute, avec un PIB en recul de 5,6% en 2020.

Une dette publique qui s'envole

La dette publique de la zone euro devrait quant à elle s'envoler et atteindre 101,7% de son PIB en 2020, en raison des dépenses des pays membres pour relancer des économies profondément affectées par l'épidémie. Elle est particulièrement élevée en Grèce (207,1% en 2020) et en Italie (159,6%). La dette française devrait quant à elle atteindre 115,9% du PIB en 2020, et continuer à progresser en 2021 et 2022. 

L'activité de la zone euro ne retrouvera pas son niveau d'avant la pandémie avant au moins 2022, voire 2023. L'exécutif européen anticipe pour l'instant que l'économie "reviendra à peine au niveau pré-pandémique en 2022", mais souligne que le "degré élevé d'incertitude" qui pèse encore sur l'économie fait courir "des risques de détérioration" de ses perspectives.

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