Covid-19 : l'Institut Pasteur de Lille lance l'essai clinique d'un possible traitement, le clofoctol

Cet essai doit permettre d'établir si ce traitement, administré par suppositoire, est efficace pour éviter les hospitalisations.

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L'Institut Pasteur de Lille (Nord), le 16 mars 2021. (MAXPPP)

L'Institut Pasteur de Lille a annoncé lundi 6 septembre avoir recruté son premier patient pour la deuxième phase de l'essai clinique d'un possible traitement contre le Covid-19, le clofoctol. Et dit rechercher "entre 350 et 700 patients" supplémentaires, afin d'évaluer l'efficacité de ce médicament dans la prise en charge précoce des malades du Covid-19 et la prévention des hospitalisations.

L'Institut Pasteur de Lille (qui n'a pas de lien avec celui basé à Paris) avait annoncé le lancement de cet essai mi-juin, quand il avait été autorisé par l'Agence nationale de sécurité du médicament.

Mais "il ne commence que maintenant", a expliqué à l'AFP le Professeur Xavier Nassif, directeur général de l'Institut. Le recrutement des volontaires a en effet été compliqué par les vacances d'été, par les progrès de la vaccination et le profil très précis recherché : des patients de plus de 50 ans, non-vaccinés, et présentant au moins un symptôme.

Un essai pour l'instant limité aux Hauts-de-France

Dans l'immédiat, les recrutements ne concernent que les Hauts-de-France, mais "nous cherchons à les étendre à d'autres régions, notamment aux Antilles", explique Xavier Nassif. Il estime que cet essai reste utile malgré l'essor de la vaccination, "car on ne sait pas comment cette épidémie va se finir", et que "tous les pays n'ont pas le même accès à la vaccination".

Le clofoctol doit être administré aux patients sous forme de suppositoire, à raison de deux par jour pendant cinq jours. "Particulièrement efficace pour inhiber la réplication du virus" selon l'Institut, la molécule est déjà commercialisée en France et dans d'autres pays européens, dans une autre indication que celle du Covid-19.

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