Covid-19 : il n'y a "pas lieu" de remettre en place des restrictions malgré la reprise des contaminations, estime Olivier Véran

Le ministre de la Santé justifie la position du gouvernement par le fait que le variant BA.2, "très contagieux, déjoue partiellement les mesures classiques de freinage".

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Le ministre de la Santé Olivier Véran, le 15 mars 2022 à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Une semaine après la suspension du pass vaccinal, Olivier Véran reste droit dans ses bottes. Alors que le nombre moyen de cas positifs au Covid-19, porté par le variant BA.2, continue de progresser, le ministre de la Santé estime dans un entretien publié dimanche 20 mars par Le Parisien qu'il n'y a "pas lieu" de remettre en place des mesures de freinage de l'épidémie.

"Depuis deux jours, le nombre d'hospitalisations ne baisse plus", observe le ministre, qui dit s'attendre à "voir monter les contaminations jusqu'à fin mars, avant une décrue en avril". Olivier Véran estime toutefois qu'il "n'y a pas de signal inquiétant" dans les services de réanimation : "le risque le plus important est pour les plus fragiles et les non-vaccinés. C'est pour cela que nous les invitons à porter leur masque et faire leur vaccination de rappel".

"Ceux qui conservent le passe vaccinal ne sont pas plus épargnés"

Le ministre de la Santé en profite pour récuser l'idée que la levée des restrictions soit un geste "électoraliste" en période de campagne présidentielle. "Notre seule boussole a toujours été la sécurité et la santé des Français. Si un nouveau variant nous menaçait, nous agirions immédiatement, élection présidentielle ou pas !", insiste-t-il.

"Si nous avions conservé les mesures, certains auraient dénoncé une manœuvre électoraliste pour maintenir un niveau de peur soi-disant utile au président. Quand on les lève, les mêmes nous disent que c'est électoraliste…"

Olivier Véran

au Parisien

Le ministre justifie également la position du gouvernement par la situation à l'étranger. "Beaucoup de nos voisins allègent leurs mesures comme nous, et ceux comme l'Italie qui conservent le pass vaccinal ne sont pas plus épargnés", explique-t-il, mettant en cause le variant BA.2, "très contagieux", et qui "déjoue partiellement les mesures classiques de freinage".

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