Covid-19 : "Il est absolument inadmissible que la deuxième vague nous trouve aussi démunis", juge François-Xavier Bellamy

"Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que le gouvernement a fait pour que nous soyons mieux équipés ?", s'interroge l'eurodéputé LR invité de France Inter dimanche 11 octobre 2020.

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François-Xavier Bellamy, invité de Radio France le 11 octobre 2020. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)

"Que la première vague nous ait surpris, on peut le comprendre, mais il est absolument inadmissible que la deuxième vague nous trouve aussi démunis", a affirmé dimanche 11 octobre sur France Inter François-Xavier Bellamy, le député LR du groupe PPE au Parlement européen, alors que le virus du Covid-19 circule de plus en plus en France.

François-Xavier Bellamy s'étonne du "discours moralisateur du gouvernement qui tend à faire porter sur les Français le poids de la responsabilité d'une crise que les autorités publiques n'arrivent pas à gérer". Il estime qu'un "contrat devrait s'établir entre le gouvernement et les Français". Il souligne d'ailleurs que, dans leur ensemble, "les Français respectent les gestes barrières". De l'autre côté, le gouvernement devrait selon lui "s'astreindre à la tâche de maintenir sa stratégie, tester, dépister, isoler. Aujourd'hui, rien ne fonctionne dans cette stratégie", relève l'eurodéputé.

Le nombre de lits de réanimation n'a pas augmenté dans notre pays pendant l'été

François-Xavier Bellamy

à France Inter

"On voit très bien que nous n'arrivons plus à remonter les chaînes de contamination", constate François-Xavier Bellamy. "Nous n'avons pas les moyens de le faire. La stratégie de test ne fonctionne pas. Elle a été mal engagée, y compris d'ailleurs dans l'été. Et rien ne s'est passé pour que, face à cette seconde vague que tout le monde prédisait, (on prenne) ce temps là pour se préparer. Et on n'est pas prêts."

Pour François-Xavier Bellamy, "des pays qui ont un système de santé moins performant que le nôtre se sont donnés les moyens d'éviter que la reprise de l'épidémie ne frappe autant qu'elle le fait aujourd'hui en France". Sur la question du manque de personnels soignants, l'élu LR se demande "pourquoi, au plan européen, nous n'avons pas organisé une mutualisation des personnels ? C'est au gouvernement de prendre l'initiative de se tourner vers ses voisins européens qui sont aujourd'hui moins touchés pour faire en sorte de partager l'effort en allant chacun à son tour au front dans les pays les plus en difficulté".

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