Covid-19 : face à l'accalmie, Emmanuel Macron réfléchit à un assouplissement du pass sanitaire

Alors que la situation sanitaire s'améliore, le président de la République a laissé entendre qu'il pourrait assouplir les restrictions sanitaires.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 Le président de la République, Emmanuel Macron, le 16 septembre 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Malgré la rentrée, l'épidémie de Covid-19 se calme en France. Le président Emmanuel Macron promet donc de réfléchir à relâcher les restrictions, à commencer par l'application du pass sanitaire, mais il reste pour l'heure très prudent. "Dès que les conditions sanitaires le permettront et, à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard", on pourra se "permettre, sur les territoires où le virus circule moins vite, de lever certaines contraintes et de revivre normalement", a déclaré jeudi 16 septembre le chef de l'Etat.

La rentrée s'annonçait pourtant incertaine et même risquée. L'été a été marqué par la propagation du variant Delta, nettement plus contagieux et résistant aux vaccins que ses prédécesseurs, même si ces derniers restent très efficaces contre les formes graves. Comme d'autres pays, la France a connu une "quatrième vague" au début de l'été, avec une nette reprise des contaminations, y compris chez des personnes déjà vaccinées contre le Covid. Avec la rentrée des classes et le retour au travail de nombreux employés, on pouvait redouter que la flambée perdure.

"Si je peux arrêter demain le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes"

Mais celle-ci a en fait faibli. Depuis la mi-août, les contaminations reculent et, plus important encore, les hospitalisations en soins critiques, qui avaient progressé mais restaient limitées, se mettent à leur tour à décliner. La situation s'est "considérablement améliorée", a résumé jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran, précédant de quelques heures des propos semblables d'Emmanuel Macron. Autre soulagement pour le gouvernement, le système de santé n'a, dans l'immédiat, guère pâti de l'entrée en vigueur mercredi de la vaccination obligatoire pour les soignants, alors que certains observateurs redoutaient des exclusions en masse.

Dans ce contexte, l'Etat, et en premier lieu le président de la République, commence à agiter la promesse d'un relâchement des restrictions sanitaires, dont la plus emblématique des derniers mois : le pass sanitaire exigé dans de nombreux endroits, comme les restaurants et cinémas. Ce pass prouve que le client est vacciné, a subi un test négatif ou a déjà été atteint par le Covid-19 et est donc immunisé. Emmanuel Macron s'est dit prêt à le "lever (...) dans les endroits où on le met, là où le virus ne circule quasiment plus". "Si je peux arrêter demain le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes", a-t-il insisté.

Mais le président de la République, qui s'exprimait lors des rencontres de l'Union des entreprises de proximité (U2P), reste prudent et se garde de donner un échéancier précis, revendiquant son "pragmatisme". Il a explicitement exclu tout allègement du pass sanitaire lors des deux à trois prochaines semaines, faisant écho au ton prudent employé quelques heures plus tôt par son ministre de la Santé. "Nous ne sommes pas encore dans une situation qui permet de réduire" les "mesures de contrôle de l'épidémie" car "ce serait un peu trop tôt", a estimé Olivier Véran.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.