Covid-19 : deux nouveaux traitements par anticorps de synthèse autorisés en France

L'autorisation d'un premier traitement de ce type fin février avait suscité de vives réactions dans la communauté médicale.

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Un chirurgien observe une perfusion d'un malade du Covid-19 dans un hôpital de Rio de Janeiro (Brésil), le 22 juin 2020. (Photo d'illustration) (CARL DE SOUZA / AFP)

De nouvelles armes face aux formes graves de la maladie ? Deux médicaments à base d'une combinaison de deux anticorps de synthèse ont été autorisés en France pour traiter précocement, dès l'apparition des symptômes, les adultes les plus à risque de forme grave de Covid-19, a annoncé lundi 15 mars l'Agence du médicament (ANSM).

Ces autorisations concernent le REGN-COV2, une combinaison de casirivimab et d'imdevimab du laboratoire Roche (co-développé par Regeneron) et du traitement associant bamlanivimab et etesevimab, du laboratoire Lilly France.

Ce sont les premières bithérapies à base d'anticorps de synthèse autorisées en France. Fin février, un premier anticorps de synthèse, du laboratoire américain Eli Lilly, avait été autorisé, mais administré seul, en monothérapie. Olivier Véran avait annoncé la commande de "dizaines de milliers de doses". Des décisions qui avaient soulevé des critiques parmi la communauté médicale, doutant de leur utilité. Aucun traitement de ce type n'a reçu d'autorisation au niveau européen.

Administré juste après les premiers symptômes

Les deux traitements autorisés lundi le sont, précise l'ANSM, pour les personnes à risque élevé de développer une forme grave de Covid "en raison d'une immunodépression liée à une pathologie ou des traitements, d'un âge avancé ou de la présence de comorbidités", dont les plus de 80 ans, les dialysés, greffés du rein et les 70 à 80 ans obèses ou diabétiques.

Selon l'ANSM, "des données préliminaires issues des études cliniques suggèrent un intérêt de ces traitements dans la prise en charge des personnes à haut risque d'évolution vers une forme grave de la Covid-19, quand ils sont administrés au tout début de la maladie." Ils doivent être administrés au maximum cinq jours après le début des symptômes, en une perfusion intraveineuse unique.

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