Covid-19 : des élus de la Loire réclament l'assistance sanitaire de l'armée

Les communes de la vallée du Gier, dans le sud du département, sont très touchées par la deuxième vague de l'épidémie. Ils réclament un hôpital de campagne, comme celui mis en place à Mulhouse (Haut-Rhin) en mars.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une campagne de dépistage, le 26 août 2020 à Saint-Chamond (Loire). (MAXPPP)

Ils en appellent à l'armée. Des maires de la vallée du Gier, dans le sud du département de la Loire, demandent à l'État "l'installation de moyens sanitaires militaires pour pallier le manque de personnel soignant" dans la vingtaine de communes de ce territoire très touché par le Covid-19. "Nous appelons à l'aide pour que nos soignants soient épaulés et nous demandons à l'État et au gouvernement qu'une aide exceptionnelle soit apportée en urgence à notre territoire pour pallier le manque de personnel soignant (...) épuisé et touché par la covid-19", soulignent-ils dans un courrier adressé jeudi 22 octobre à la préfète de la Loire, Catherine Séguin.

"Nous demandons à bénéficier d'une aide identique à celle qui a été apportée au printemps dernier à la région de Mulhouse au cœur de la crise : l'installation de moyens sanitaires militaires", poursuivent les 21 maires, réunis au sein du Syndicat intercommunal du Pays du Gier. Régis Cadegros, premier adjoint au maire de Saint-Chamond (Loire) et président du conseil de surveillance du Centre hospitalier du Gier, décrit à l'AFP une "courbe exponentielle de propagation du virus, pour lequel 130 malades sont déjà soignés dans l'établissement, avec un taux d'incidence proche de 900 sur l'ensemble du Gier".

"Le personnel est très sollicité et gagné par la fatigue"

"Il faut nous inspirer de ce qui s'est passé dans le Grand Est, avec la mise en place d'un hôpital militaire de campagne", insiste-t-il. Vincent Bony, maire de Rive-de-Gier (Loire), affirme pour sa part qu'au "rythme actuel de progression du virus, tous les patients qui le nécessiteront ne pourront plus être admis en réanimation dans l'Hôpital du Gier d'ici 15 jours". "Il faudra faire un tri. C'est dramatique", déplore-t-il.

Contacté par l'AFP, la direction de l'établissement confirme que "le personnel est très sollicité et gagné par la fatigue". "Nous recevrons la semaine prochaine un renfort de cinq infirmiers et aide-soignants de la Clinique mutualiste de Saint-Étienne", ajoute-t-elle. Depuis deux semaines, l'hôpital situé à Saint-Chamond interdit les visites, sauf exception, "à la suite de cas de contaminations provenant de visiteurs peu respectueux des gestes barrières".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.