Covid-19 : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du ministre de la Santé, Olivier Véran

Le ministre a évoqué jeudi la circulation des variants du coronavirus, craignant une vague épidémique "plus forte encore que les précédentes".

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Olivier Véran fait un point sur l'épidémie de coronavirus à Paris, le 28 janvier 2021. (FRANCEINFO)

Le virus "circule à un niveau élevé et nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine". Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenu une conférence de presse, jeudi 28 janvier. Il a fait un point sur l'épidémie et a notamment exprimé son inquiétude face aux variants du Covid-19, qu'il "considère comme des nouveaux virus". Voici ce qu'il faut retenir de sa prise de parole.

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Le couvre-feu à 18 heures n'est pas suffisant

Le couvre-feu national imposé en France pour lutter contre l'épidémie a été efficace, notamment pour permettre "d'éviter que nous connaissions la même vague épidémique que nos voisins", a déclaré le ministre de la Santé. Avant de souligner que "cette efficacité s'estompe et ne suffit pas à faire reculer le virus".

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La "pression hospitalière" est en hausse

"Nous ne sommes pas dans une vague épidémique", mais le virus circule beaucoup et un peu plus chaque semaine, a alerté lors de sa conférence de presse Olivier Véran. "Nous sommes sur un plateau montant, qui augmente de 10% par semaine", a-t-il déclaré, faisant état d'une augmentation de la "tension sanitaire et de la pression hospitalière" au cours des deux dernières semaines.

Le ministre a comparé la situation actuelle à celle ayant précédé le deuxième confinement à l'automne, avec 3 100 malades du Covid en réanimation aujourd'hui, contre "3 300 ou 3 400" en octobre. "On est presque aujourd'hui au niveau des réanimations du mois d'octobre. La grande différence aujourd'hui est que la dynamique n'est pas exponentielle c'est vrai, mais à nouveau le nombre de réanimations augmente, c'est factuel", a-t-il insisté, notant que les hôpitaux sont "presque à 60% d'occupation" des lits de réanimation par des patients Covid.

Des transferts interrégionaux sont envisagés

Face à cette pression hospitalière, certains hôpitaux, à Nice (Alpes-Maritimes) notamment, ont commencé à transférer des patients dans d'autres établissements de la même région, a-t-il indiqué. "Et nous ne sommes pas très loin d'envisager à nouveau de procéder aux premiers transferts de patients interrégionaux pour soulager certaines régions", a indiqué le ministre, évoquant le Grand Est et la Franche-Comté.

Les variants circulent activement

Olivier Véran s'est également inquiété de la circulation des variants. "On estime être passé de quelque 500 patients environ par jour atteints de ces variants au début du mois de janvier − c'est plus élevé que ce que nous pensions −, à plus de 2 000 patients par jour" actuellement, a exposé le ministre. "Essentiellement, c'est le variant découvert en Angleterre", mais également à très faible niveau "du variant d'origine sud-africaine", a-t-il précisé. Face à la circulation de ces variants dans d'autres pays touchés plus tôt, le ministre craint "une vague épidémique très forte, plus forte encore que les précédentes compte tenu de la forte contagiosité de ces variants".

"Ces variants, je les considère un peu comme des nouveaux virus appelant de nouvelles mesures pour nous protéger", a-t-il ajouté, évoquant aussi une "épidémie dans l'épidémie". Il a toutefois aussi voulu rassurer en indiquant que "tous les scientifiques et les laboratoires restent confiants sur l'efficacité des vaccins" face à ces variants, même si des questions se posent encore pour le variant qui a émergé en Afrique du Sud.

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