Covid-19 : "40 % à 50 %" des résidents des Ehpad privés prêts à se faire vacciner, selon un syndicat

La vaccination contre le Covid-19 débutera dimanche en France notamment dans l'unité de séjour de longue durée de l'hôpital René-Muret à Sevran, en Seine-Saint-Denis.

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Préparation du vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, à Petah Tikva, en Israël, le 20 décembre 2020. (NIR KEIDAR / ANADOLU AGENCY / AFP)

"40 % à 50 %" des résidents des Ehpad privés se disent prêts à se faire vacciner", a assuré mercredi 23 décembre sur franceinfo Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées. La vaccination contre le Covid-19 débutera dimanche en France notamment dans l'unité de séjour de longue durée de l'hôpital René-Muret à Sevran, en Seine-Saint-Denis.

"Il faut compter sur une couverture de 70-80 % par Ehpad pour que le dispositif soit bon", a-t-elle ajouté. "10-20 % attendent des éléments" et le reste, des "récalcitrants", n'ont "pas l'intention en première intention de se faire vacciner", a détaillé Florence Arnaiz-Maumé. "En première intention, si nous avons un résident sur deux" qui se dit favorable à la vaccination, "c'est déjà de bon augure", selon elle. "Nous irons chercher les consentements qui nous manquent le temps que la population ait confiance".

Un guide d'organisation de la vaccination délivré aux professionnels de santé

"Nous commençons à avoir toutes les infos nécessaires pour créer de la pédagogie autour du consentement", a également déclaré la directrice générale du Synerpa après la réception du guide de vaccination. Les établissements ont en effet reçu mardi soir un "guide d'organisation de la vaccination". Dans ce document de 45 pages, que franceinfo a consulté, les professionnels peuvent trouver des informations sur la procédure de vaccination et les réponses aux questions que les résidents ou leurs familles pourraient se poser. Il présente "l'intégralité du protocole de vaccination, du recueil du consentement, qui est la première phase, en passant par la visite médicale pré-vaccinale puis l'organisation de la campagne de vaccination à 21 jours d'écart", a détaillé Florence Arnaiz-Maumé.

La déléguée générale du Synerpa a promis qu'aucun vaccin ne sera administré sans le consentement du résident ou de sa famille. Si une personne âgée "n'a pas les facultés cognitives" pour exprimer son consentement et qu'elle ne dispose ni de tuteur ni de famille pouvant prendre une décision, "ce sera au médecin traitant de se prononcer".

"Le gros de la campagne de vaccination interviendra autour du 10-15 janvier donc nous avons 3 ou 4 semaines pour mettre en place cette campagne vaccinale", s'est projetée Florence Arnaiz-Maumé. Elle a précisé que "quelques établissements seront prêts la semaine prochaine puisque quelques doses arrivent".

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