Coronavirus : si on le trouve, le vaccin sera "réservé pour les Européens" mais avec "un accès" pour les "pays pauvres", indique la présidente de la Commission européenne

Ursula von der Leyen rappelle que la Commission européenne appuie la recherche d'un vaccin et plaide pour une collecte des données pour éviter une deuxième vague de pandémie.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, le 19 juin 2020.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, le 19 juin 2020. (OLIVIER HOSLET / EPA)

"On va réserver ce vaccin pour les Européens" mais "nous sommes ouverts pour donner aussi notre aide aux pays pauvres qui n'auront pas les moyens", a annoncé vendredi 26 juin sur France Inter Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

"Nous avons des négociations avec des grandes sociétés pharmaceutiques pour trouver ce vaccin. Nous serons prêts à réserver les capacités pour la population européenne, si jamais on trouve ce vaccin", a expliqué Ursula von der Leyen. "On va réserver ce vaccin pour les Européens. Mais au-delà, nous sommes ouverts pour donner aussi notre aide aux pays pauvres qui n'auront pas les moyens pour leur donner aussi un accès à ce vaccin. C'est une vocation de l'Europe."

Se préparer pour savoir agir en cas de 2e vague

"Nous devons faire en sorte que nous trouvons ce vaccin très rapidement. En tant que Commission, nous avons donné notre appui à la recherche contre ce virus, en Europe", en plus de la conférence internationale qui a mobilisé sept milliards d'euros, a souligné la présidente de la Commission européenne. Elle a rappelé au passage que le domaine de la santé reste de la compétence des États-membres, même si l'Europe apporte son appui.

Pour Ursula von der Leyen, "il faut se préparer maintenant pour savoir à quel moment agir en cas de deuxième vague".

Il faut vivre d’une manière disciplinée, porter des masques, en attendant de trouver ce vaccin. Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenneà France Inter

Autre aspect de cette épidémie dans laquelle l'Europe peut avoir un rôle, c'est le recueil les données : "des pays ont fait des systèmes différents pour savoir combien de personnes étaient infectées et combien de personnes ont été guéries, comment se répand ce virus. Et à ce niveau-là, il faudrait travailler d'un commun accord pour recueillir ces données", estime Ursula von der Leyen. Cela pourrait notamment contribuer à prévenir une éventuelle deuxième vague de l'épidémie, d'après elle.