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Coronavirus : pour préparer leur retour chez eux, des étudiants ultramarins placés en quatorzaine à l'hôtel

Ce protocole va permettre à ces étudiants de ne pas être placés à l'isolement à leur arrivée en Outre-mer.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
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Temps de lecture : 1 min
Les deux hôtels choisis pour la quatorzaine des étudiants ultramarins se trouvent à proximité de l'aéroport de Roissy (Val-d'Oise). (THOMAS SAMSON / AFP)

Un protocole très stricte pour éviter la propagation du virus en Outre-mer. Deux hôtels proches de l'aéroport de Roissy, près de Paris, ont été réquisitionnés pour assurer la quatorzaine d'étudiants ultramarins volontaires, désireux de retourner dans leurs Territoires, dans le cadre du déconfinement, a indiqué samedi 16 mai la préfecture de police de Paris.

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Les étudiants concernés par cette mesure doivent être originaires de cinq des douze territoires d'Outre-mer: Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon, a précisé la préfecture de police dans un communiqué. "Les volontaires seront placés en quartorzaine et testés avant leur départ de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle où deux vols seront affrétés fin mai/début juin", a détaillé la préfecture. Cette quatorzaine dispensera les étudiants des mesures obligatoires imposées à l'arrivée dans les Territoires ultra-marins.

11 300 personnes volontaires

Les deux hôtels situés à Tremblay-en-France et à Roissy ont commencé à accueillir les volontaires dès jeudi. La Croix Rouge française et la Fédération française de sauvetage et de secourisme assurent la gestion des deux sites. Quelque 11 300 étudiants ultramarins bloqués en métropole depuis le début du confinement ont été recensés comme souhaitant regagner leurs territoires, a annoncé jeudi la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

Chaque année, environ 40 000 étudiants ultramarins viennent étudier en métropole. Certains avaient pu rentrer chez eux avant le début de confinement, mais d'autres avaient fait le choix de rester, pour des raisons financières, pour poursuivre leurs cours et leurs examens sans décalage horaire, ou pour ne pas contaminer leurs proches. Le gouvernement avait lancé mi-avril un recensement des étudiants concernés, afin "d'évaluer et d'organiser les besoins en termes de quarantaine des étudiants ultramarins en mobilité dans l'Hexagone dans la perspective de leur retour sur leur territoire".

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