Coronavirus : Pékin salue la "Grande muraille de solidarité" qui a permis de lutter contre l'épidémie

Le Premier ministre chinois a longuement évoqué la crise sanitaire dans son discours d'ouverture de la grand-messe annuelle du régime communiste.

Des habitants de Pékin écoutent le discours du Premier ministre chinois, Li Keqiang, le 22 mai 2020, à l\'ouverture de la session annuelle de l\'Assemblée nationale populaire.
Des habitants de Pékin écoutent le discours du Premier ministre chinois, Li Keqiang, le 22 mai 2020, à l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire. (STR / AFP)

Une heure de discours. Environ 3 000 députés étaient réunis, le visage masqué, vendredi 22 mai, pour écouter le Premier ministre chinois. Li Keqiang a ouvert la grand-messe annuelle du régime communiste en évoquant longuement... l'épidémie de coronavirus et en saluant "une réussite stratégique majeure" dans la lutte contre ce dernier, apparu fin 2019 à Wuhan.

Nous, fils et filles de la nation chinoise, sommes restés unis pendant une période infiniment difficile et avons élevé une Grande muraille de solidarité.Li Keqiang lors de son discours au Palais du peuple

"Nous avons obtenu une victoire décisive dans la défense de la province du Hubei et de sa capitale Wuhan", mises en quarantaine pendant deux mois et demi, a affirmé le chef du gouvernement, semblant ignorer les critiques émises à l'étranger, particulièrement aux Etats-Unis, contre la responsabilité supposée de son pays dans la pandémie. 

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Premier pays touché par le Covid-19 mais aussi premier à s'en sortir, le géant asiatique est à présent confronté à la "tâche immense" de relancer son économie, a reconnu le Premier ministre. Pour Li Keqiang, le succès remporté contre l'épidémie "s'est payé d'un prix élevé. C'est un prix qu'il fallait payer et qui en valait la peine", a-t-il dit, en référence au plongeon de 6,8% du produit intérieur brut au premier trimestre. Signe de l'incertitude à laquelle le pays est confronté, Li Keqiang s'est abstenu de fixer un objectif de croissance pour l'année en cours. "Notre pays sera confronté à certains facteurs qui sont difficiles à prévoir", s'est-il simplement justifié.